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La 4ᵉ édition du Festival international des films de femmes (FIFF) se tiendra du 3 au 7 février 2026 à Cotonou, sur le thème : « Femmes, libérez votre créativité ». L’annonce a été faite jeudi lors d’une conférence de presse au siège de l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC).
Les talents féminins du cinéma africain et de la diaspora seront à l’honneur du 3 au 7 février 2026 à Cotonou. La cérémonie d’ouverture est prévue mardi 3 février à 19h, à la Salle Majestic Cinéma Bénin (ex-CanalOlympia).
« Le FIFF est un festival que nous avons démarré en 2019. Il repose sur trois axes : la femme, le didactique et le tourisme », a expliqué Cornélia Glèlè, directrice du festival, lors de la conférence de presse tenue jeudi 29 janvier 2026 à l’ADAC.
Les projections, formations et rencontres professionnelles auront lieu à l’Institut français de Cotonou, avant une clôture populaire à la Place de l’Amazone.
Sur le volet artistique, 216 films ont été reçus. 18 courts métrages, issus de 16 pays, ont été sélectionnés. Cinq distinctions seront décernées, dont le Grand prix “Amazone d’Or”, l’Amazone du scénario, l’Amazone du documentaire, l’Amazone du jury et l’Amazone de l’interprétation, récompensant la meilleure actrice.
Le festival accorde aussi une place centrale à la formation, selon la promotrice.
Le projet Kino Wendia, formation phare du FIFF, a permis à de jeunes filles béninoises âgées de 14 à 21 ans de réaliser leur premier film, qui servira de film d’ouverture. « Elles ont écrit leur première histoire et tourné leur premier film. Tout le monde va découvrir cela mardi », a souligné Cornélia Glèlè.
D’autres formations sont prévues, notamment en décor cinéma, animée par la réalisatrice sénégalaise Fatou Kandé Senghor, ainsi que des masterclass et rencontres professionnelles, en partenariat avec Atlas Bénin.
Le FIFF s’inscrit également dans une dynamique touristique. « Nous utilisons le festival comme prétexte pour faire venir des gens dans notre pays », a indiqué la promotrice, annonçant la présence de participantes venues d’une dizaine de nationalités, ainsi qu’une innovation : une soirée “short”, inspirée des festivals d’Afrique de l’Est.
Présent à la conférence, le directeur général de l’ADAC, William Codjo, a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur du cinéma. « Notre mission est de faire du cinéma une véritable industrie qui génère une économie réelle au profit des professionnels et de la nation », a-t-il déclaré. Selon lui, le cinéma est une « industrie industrialisante », capable d’entraîner musique, littérature, arts plastiques, mode et métiers techniques. Le FIFF constitue, à ses yeux, une vitrine essentielle. « Le festival permet aux femmes de montrer leur travail, d’être reconnues et de susciter l’engouement du public », a-t-il affirmé, assurant du soutien de l’ADAC.
Pour la réalisatrice Fatou Kandé Senghor, il n’y a personne mieux que la femme pour raconter et faire vivre des faits.
Partenaire du festival, Canal+ Bénin à travers sa Directrice Générale, Yacine Alao a fait savoir que c’est une initiative qui permet de faire éclore les talents.
Le FIFF est porté par l’Association Écran Bénin. La biennale 2026 a reçu le soutien de plusieurs paertenaires dont l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC).
M. M.

















