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Le quartier Agla situé dans le 13e arrondissement de Cotonou sort progressivement de l’eau grâce au Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (PAPC), un vaste projet gouvernemental destiné à lutter efficacement contre les inondations dans la ville de Cotonou, capitale économique du Bénin.
Agla en phase de tourner définitivement la page des inondations. Dans ce quartier situé dans le 13e arrondissement de Cotonou, c’est avec aisance que les populations circulent désormais conjuguant ainsi au passé, les années sombres des inondations dites « cycliques », et caractérisées par la présence permanente d’eaux stagnantes qui envahissaient des jours et des semaines durant, les rues et les habitations.
Pour pallier ce phénomène qui perturbe la quiétude et le bien-être des populations, le gouvernement a initié le Programme d’assainissement de Cotonou, qui a permis de réaliser plusieurs ouvrages d’assainissement.
D’un coût global estimé à plus de 23 milliards de francs CFA, financés par l’Agence française de développement (AFD), et 6 autres partenaires techniques et financiers, en plus de l’engagement du gouvernement béninois, le PAPC a permis la réalisation de 10 kilomètres linéaires de bassins de rétention en matelas Renos/gabions pour impacter les quartiers Kouhounou, Akplomey, Godomey et Ménontin. Les travaux incluent également l’aménagement de 5.124 mètres linéaires de voirie et la réalisation de 115 mètres linéaires de collecteurs qui garantissent un drainage efficace des eaux pluviales.
A l’occasion de la réception provisoire des ouvrages en décembre 2024, des responsables de la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (SIRAT), ont souligné que les infrastructures créées ne se limitent pas à la fonctionnalité. Elles prennent également en compte la biodiversité locale, avec des enclaves préservées pour la reproduction de certaines espèces.
Quelques habitants rencontrés en cette période de grande saison de pluies n’ont pas caché leurs impressions.
Gontran, un matelassier exerçant à Agla-Akplomey note un changement significatif en ce qui concerne les inondations dans son quartier. Habitué à remblayer son domicile à chaque saison des pluies, il n’en a pas été obligé cette année 2025. Les récents ouvrages réalisés dans le quartier à l’en croire, ont eu un impact significatif sur le phénomène des inondations. « L’eau ne manque pas quand il pleut, mais deux heures environ après, ça disparait », a-t-il confié.
« Tout Cotonou est une zone marécageuse, et toute initiative de lutte contre les inondations devrait se faire avec expertise. La lutte contre les inondations ne date pas d’aujourd’hui. Qu’est-ce qui n’avait pas marché », s’est interrogé Renauld, jeune agronome remettant en cause le système de gouvernance sous les régimes précédents. « Aujourd’hui, nous ne sommes plus inondés parce qu’il y a un régime qui a su faire des études avant d’engager les projets. Quelques années auparavant, ce n’était pas le cas, et le résultat est que nous avons l’eau partout chaque fois qu’il pleut », a-t-il laissé entendre.
Bernardin, mécanicien vélomoteur est souvent inondé dans son atelier. Une situation qui provoque la baisse de ses revenus en saison de pluies, et parfois, à la fermeture temporaire de son lieu de travail. Mais cette année exceptionnellement, il n’a pas vécu cela. Sa prière selon ses déclarations, est qu’il en soit ainsi pour toujours.
Pour Roch, quand on dit Agla, tout le monde sait déjà à quoi cela ressemble quand il pleut. « De gros efforts ont été faits pour soulager les peines des populations face aux inondations », a-t-il témoigné.
A l’instar de ces citoyens, nombreux sont ceux qui ont salué le projet innovant du PAPC destiné à lutter efficacement contre les inondations à Cotonou à travers la construction de collecteurs d’assainissement pluvial et d’aménagement de voies connexes. Outre les quartiers Kouhounou, Akplomey, Godomey et Ménontin, plusieurs autres quartiers sont déjà impactés.
F. A. A.
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