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Le Tribunal de commerce de Cotonou a prononcé, le 16 décembre 2025, un jugement en faveur de la société AJO, lui accordant le paiement de la somme de 11.353.346 francs CFA par la société LE ROCHER BENIN.
Suite à des prestations de services réalisées mais non payées dans le cadre d’un contrat de sous-traitance, la société AJO a saisi le Tribunal de commerce de Cotonou le 25 avril 2025. Le différend remonte au projet de réalisation de cinq systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines. La société AJO avait été mandatée pour fournir des matériels et effectuer des prestations de services pour LE ROCHER BENIN, adjudicataire du marché public n°1210/MEF/ANAEPMR/PRMP/PEPRAU/DNCMP/SP du 5 juin 2020.
Selon la société AJO, la société LE ROCHER BENIN a déjà perçu une avance de 2.250.000 francs CFA ainsi que des paiements partiels de 20.603.346 francs CFA. Elle estime que LE ROCHER BENIN lui doit encore 11.353.346 francs CFA, malgré plusieurs relances et mises en demeure.
Lors de l’audience du 2 décembre 2025, la société LE ROCHER BENIN ne s’est pas présentée. Elle n’a pas non plus répondu à la signification de l’exploit de l’assignation. En conséquence, le jugement a été rendu par défaut, et la demande de la société AJO a été considérée comme bien fondée.
La « société LE ROCHER BENIN SARL » a été condamnée au « paiement de la somme de onze millions trois cent cinquante trois mille trois cent quarante-six (11.353.346) francs CFA au titre des prestations effectuées par la société AJO SARL », selon le jugement N°024/2025/CJ3/S1/TCC du 16 Décembre 2025.
La société AJO a également réclamé 2 millions de francs CFA en dommages-intérêts pour le préjudice causé par le retard de paiement. Toutefois, le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’aucun élément concret n’a été apporté pour justifier ce préjudice.
Concernant la demande d’exécution provisoire sur minute, la demande a été rejetée. AJO n’ayant pas justifié d’un "péril imminent" ou d’une "extrême nécessité", a jugé le Tribunal.
M. M.

















