490 visites en ce moment

Le parti Les Démocrates (LD) est cité dans une affaire de faux et usage de faux ainsi que de fraude en matière électorale. C’est dans le cadre de l’élaboration des listes de candidatures pour les prochaines élections communales et législatives. À Cotonou, les citoyens se prononcent sur l’affaire qui alimente les débats.
Des responsables du parti Les Démocrates ont demandé de duplicatas de quitus fiscaux et de casiers judiciaires au profit de personnes n’ayant parfois aucun lien avec leur formation politique, ou de sympathisants ayant déjà obtenu leurs documents.
Selon le communiqué du procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), Elonm Mario Metonou en date du 7 novembre, « certains responsables ont confectionné de fausses procurations en imitant grossièrement les signatures de prétendus mandataires, dans le but de retirer les quitus fiscaux et casiers judiciaires correspondants ».
Deux individus ont déjà été interpellés à la Direction générale des Impôts, et l’enquête, conduite par la police judiciaire, se poursuit. Cette affaire intervient à quelques mois des élections communales et législatives.
« Si pour être candidat, il faut falsifier des papiers, ça veut dire que la politique est devenue une affaire de mensonge. On ne peut plus croire à personne », a déploré Ludovic, conducteur de taxi-moto.
« La justice doit d’abord prouver les faits. Il ne faut pas juger trop vite. Beaucoup de choses se passent pendant les périodes électorales », souligne Maxime Dédji, commerçant.
« Il faut rester prudent. Les périodes électorales sont souvent pleines de manipulations. Je ne peux pas me prononcer sur une affaire toujours en cours. On attendra le verdict de la CRIET avant de juger », a indiqué Arsène Houngnon, étudiant en droit à l’Université d’Abomey Calavi.
Pour son ami Serge ayant requis l’anonymat, « ces faits sont très graves ». « La fraude en matière électorale est punie par la loi. C’est parce qu’il y a eu des plaintes que la justice a ouvert une enquête. Laissons la justice faire son travail », a-t-il ajouté.
« Ce n’est pas nouveau. Moi, je ne suis pas étonnée d’entendre qu’il y a eu fraude. On devrait se réjouir du fait que les administrations aient pu détecter cela. Le procureur fait bien aussi d’éclairer l’opinion », a confié Patrice H, enseignant à Cotonou.
D’autres citoyens soulignent la nécessité d’une justice équitable et restent attentifs à la suite de l’enquête. « Ce qu’on attend maintenant, c’est la vérité, pas un règlement de comptes. Nous voulons aussi que toutes les institutions impliquées dans les élections agissent avec indépendance et transparence », a suggéré Noël Koba, étudiant à l’Université d’Abomey-Calavi.
Selon l’entrepreneur Yves Bognon, « l’important, c’est que la justice fasse son travail en toute indépendance ». Les infractions de faux et usage de faux ainsi que de fraude en matière électorale sont punies par les articles 247, alinéa 2, 307, alinéa 1er, et 309 du Code pénal. Les peines encourues varient d’un (1) à cinq (5) ans d’emprisonnement.
A.A.A
www.24haubenin.bj ; L'information en temps réel
















