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Une affaire de retrait frauduleux de fonds sur le compte d’un client décédé a été examinée, ce mardi 12 juillet 2025, en audience de flagrant délit au Tribunal de première instance de Cotonou.
Deux employées d’une institution bancaire, une caissière sous mandat de dépôt et sa supérieure hiérarchique, responsable d’agence, ont comparu devant le juge, mardi 12 août 2025.
Le dossier porte sur un retrait de 3 millions de FCFA effectué en 2023 sur le compte d’un client déclaré décédé depuis 2021. L’opération suspecte a été signalée par les enfants du défunt lorsqu’ils ont constaté des mouvements inexpliqués sur le compte.
Un audit interne, commandité par la banque à la suite de cette alerte, a révélé que le retrait avait été réalisé à l’aide de la pièce d’identité d’un tiers et non celle du titulaire du compte.
Selon les conclusions de l’audit, la signature apposée au moment du retrait était une imitation.
À la barre, la caissière, aujourd’hui en détention, a déclaré ne pas se souvenir du client qui a perçu l’argent. Elle affirme avoir agi à la demande d’un collègue dont elle dit ne plus se rappeler l’identité.
Interrogée à son tour, la responsable d’agence a reconnu que toute opération de décaissement nécessite son aval. Elle a toutefois précisé que son rôle se limite à la vérification de la conformité de la signature et à la disponibilité des fonds. D’après elle, la signature au moment du retrait semblait conforme et la pièce d’identité présentée était valide.
La Banque, partie civile dans le dossier, soutient de son côté que la signature est bien une fausse.
L’avocat de la caissière a sollicité une remise en liberté provisoire, assortie d’un cautionnement et de la consignation d’une somme à fixer par le tribunal.
À la demande du Ministère public, le juge a renvoyé l’affaire au 14 octobre 2025, afin de permettre l’examen de la demande de mise en liberté provisoire et la continuation des débats.
M. M.

















