24 Heures au Bénin https://www.24haubenin.info Webzine, Quotidien Béninois indépendant, d'analyses et d'information en ligne Tue, 09 Jun 2020 23:10:00 +0000 fr-FR hourly 1 Spip 24 Heures au Bénin https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L144xH117/siteon0-fad27.png?1591137758 https://www.24haubenin.info 117 144 Christophe D. AGBODJI : « J'ai une idée précise du job » https://24haubenin.info/?Christophe-D-AGBODJI-J-ai-une-idee-precise-du-job https://24haubenin.info/?Christophe-D-AGBODJI-J-ai-une-idee-precise-du-job Wed, 06 May 2020 19:00:20 +0000 fr Dg24h <p>Dossou Christophe AGBODJI se présente aux prochaines élections communales sous la bannière de l'Union Progressiste. Autonomisation alimentaire des populations rurales, valorisation des ressources naturelles et humaines, promotion de la culture, du sport et de de l'excellence à l'école sont les grands engagements qu'il prend devant une jeunesse qui se dit prête à travailler pour le rayonnement de la commune de Houéyogbé. Dans cet entretien, le journaliste devenu politicien nous ouvre son cœur. Lisez (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L100xH150/arton25209-065cc.jpg?1591138053' width='100' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>Dossou Christophe AGBODJI se présente aux prochaines élections communales sous la bannière de l'Union Progressiste. Autonomisation alimentaire des populations rurales, valorisation des ressources naturelles et humaines, promotion de la culture, du sport et de de l'excellence à l'école sont les grands engagements qu'il prend devant une jeunesse qui se dit prête à travailler pour le rayonnement de la commune de Houéyogbé. Dans cet entretien, le journaliste devenu politicien nous ouvre son cœur. Lisez plutôt !</p> <p><strong>24h au Bénin </strong> : Quelle est la distance entre la presse et la politique ?<br class='autobr' /> Christophe D. AGBODJI : Elle peut être longue ; elle peut, aussi être courte. Cela dépend de la vision de chacun. Ce qui peut, tout de même faire l'unanimité est le fait que le politicien, autant que le journaliste, dans leur posture respective ne vise que l'édification d'un monde meilleur dans lequel pourra s'épanouir l'humanité.</p> <p><strong>Et comment en êtes-vous, personnellement arrivé à décider de passer de l'autre côté ?</strong><br class='autobr' /> (Sourire) J'ai passé les 15 dernières années à être, constamment dans une position de critique. Le bilan que je fais de tout cet investissement est que je n'ai pas réussi à faire changer grande chose. Lorsque je place ce combat dans le cadre de la décentralisation, je pense globalement que les choses vont trop lentement. Je suis arrivé à une étape de ma vie où je pense que je devrais changer de camp pour essayer ma méthode propre. La politique me semble être le cadre idéal pour me mettre au service de ma communauté et participer plus rapidement à l'effort collectif pour son épanouissement….</p> <p>… <strong>Parlez-nous de votre candidature.</strong><br class='autobr' /> Lorsqu'on s'inscrit dans la dynamique de la décentralisation, on se rend compte que les communes sont le cœur de l'expérience de la participation citoyenne au débat politique. C'est le cadre, par excellence pour discuter avec ses frères et ses sœurs, sa famille sur le cours à donner à notre vie commune.<br class='autobr' /> Lorsqu'on s'essaie à un bilan de ces trois premières mandatures, on constate que les attentes des populations sont encore loin d'être comblées. La médiocrité, la corruption, l'incompétence, le favoritisme, le mimétisme sont les grands mots avec lesquels on peut décrire cette expérience. Or, il saute aux yeux que depuis quelques années, une nouvelle ère de gouvernance souffle sur le Bénin. Les conditions sont assez faites, aujourd'hui pour que les communes rayonnent.<br class='autobr' /> Pour y parvenir, l'Union Progressiste ambitionne de porter à la tête de nos entités décentralisées des responsables aux compétences et expériences avérées, des femmes et des hommes tout neufs, ambitieux et pleins d'envie qui veulent bien faire le job. Je fais partie de ces citoyens qui croient en la philosophie de l'Union Progressiste. Je suis candidat contre la médiocrité et le manque d'ambitions. Je suis surtout candidat pour donner un souffle nouveau à la commune de Houéyogbé dont la gouvernance est des moins enviées sur le plan national. Nous devons nous relever et donner la possibilité de nouvelles perspectives pour notre commune.</p> <p>Qu'est-ce qui, selon vous n'a pas marché jusque-là ?<br class='autobr' /> (Triste) Presque rien n'a marché, pour être honnête. L'on s'est contenté au cours de cette dernière mandature à payer le salaire des agents. Une navigation à vue dans la gouvernance ; la culture de la médiocrité a pris le pas sur la promotion de l'excellence et de la compétence ; la dilapidation des ressources de la commune en l'absence de vision prospective durable ; la légèreté dans l'élaboration du PDC qui a résulté en la non prise en compte de certaines aspirations majeures des populations ; l'opacité dans la gestion des ressources et le non-respect des principes de l'orthodoxie ; la commune de Houéyogbé présente un énorme retard par rapport aux autres communes du département sur le plan du développement. Le tableau est noir sur tous les plans.</p> <p><strong>Vous vous sentez frustré…</strong><br class='autobr' /> …je ne me sens pas frustré ; je suis triste et je suis scandalisé face à cette situation parce que les causes réelles de cette situation sont connues…</p> <p>…<strong>Quelles sont-elles ?</strong><br class='autobr' /> Au faible niveau d'instruction du Maire sortant se sont ajoutés une absence de vision assortie d'objectifs précis, le manque d'ambitions réelles de développement pour la commune, la primauté des intérêts individuels et collectifs sur le souci de satisfaire l'intérêt général, l'absence d'un système partisan fort et prévalence du pouvoir d'un leader politique sur les aspirations des autres élus. Aussi, le conseil communal sortant et plus particulièrement le Maire sortant se sont complus dans une position d'opposition au gouvernement, se mettant en retrait par rapport à la mise en œuvre du Programme d'Action du Gouvernement (PAG)et privant, ainsi la commune et ses populations de projets et d'opportunités majeures de développement.</p> <p><strong>Que faut-il faire ?</strong><br class='autobr' /> Il faut tourner la page et relancer le moteur. Il faut porter à la tête de la commune un homme ayant un niveau minimal d'instruction, un maire outillé pour le management ; il faut commettre des experts pour l'amélioration de la qualité du Programme de Développement Communal conçu dans la précipitation. Notre vision à l'Union Progressiste est qu'il faut instaurer la gestion participative basée sur les résultats et créer une saine émulation au sein du personnel. La compétence comme critère majeure dans la gestion du personnel de la commune et le recours à des experts pour la mise en œuvre de certains projets majeurs tels que la valorisation des sites touristiques de la commune doivent être prioritaires. Aussi, est-il indispensable d'élire un Conseil communal qui entretient de bonnes relations avec l'exécutif afin de capter un maximum de projets pour la commune de Houéyogbé dans les phases à venir du PAG. Le débat citoyen fait largement défaut jusque-là. Il faut, enfin initier ce débat citoyen juste aux lendemains de l'installation du conseil communal.</p> <p><strong>Ça fait beaucoup de choses</strong><br class='autobr' /> C'est énormément de choses. Et nous en sommes conscients au sein de notre parti. Nous y travaillons, d'ailleurs depuis un peu plus d'un an, déjà. Nous avons conclu que tout ceci n'est pas impossible. J'ai, même, pour être concret, une idée précise du job.</p> <p><strong>Pouvez-vous, nous en parler ?</strong><br class='autobr' /> Notre mission première sera de booster le secteur primaire, au plan local afin de parvenir à l'autosuffisance alimentaire dans toute la commune. Pour y parvenir, il faut promouvoir l'agriculture, l'élevage et la pêche par un appui aux pratiquants ; il faut aménager les basfonds de la commune afin d'améliorer la culture du riz et le maraichage. La restauration des terres dégradées par l'exploitation des graviers et du sable seront d'un intérêt particulier pour notre mandature. De même, nous accompagnerons les agricultures pour une gestion intégrée de la fertilité des sols.<br class='autobr' /> Au niveau du secteur secondaire, notre ambition est d'assainir et d'améliorer les finances publiques. Nous travaillerons à la construction d'un grand marché communal, d'un marché de bétail​et d'un marché de produits maraichers et agricoles. La poterie de Sè doit être orientée vers une production industrielle. Il en sera de même pour le sable de verrerie et les sources thermales de la commune. Aussi, un appui sera-t-il porté aux artisans et un accompagnement fait aux femmes.<br class='autobr' /> Au plan tertiaire, il convient, également de travailler à renforcer les échanges commerciaux. L'ouverture, l'aménagement et l'entretien des pistes rurales, l'amélioration des conditions de travail des conducteurs de taxi-motos devront s'ajouter à la nécessité de faire du tourisme un pilier de développement culturel et économique de Houéyogbé, ma commune.<br class='autobr' /> Par ailleurs, l'Union Progressiste sera très engagée sur les questions relatives à la protection de l'environnement. Dans ce cadre, nous relèverons le défi de l'assainissement par la construction de latrines et une gestion adéquate des cimetières. De plus, le reboisement et l'organisation de la gestion des ordures ménagères devront être priorisés. Au cours de la prochaine mandature, le Conseil communal travaillera à mettre la commune sous les feux de rampe en révélant au Bénin et à l'étranger, ses talents. Pour y parvenir, il faudra faire un plaidoyer aux fins de construction d'un complexe sportif et apporter un appui aux initiatives de promotion de notre culture. La formation des chefs de quartier/village aux fins de les rendre plus aptes à leurs missions ainsi que le maintien des filles à l'école et la promotion de l'excellence en milieu scolaire sont les autres champs sur lesquels, on trouvera les empreintes de notre parti.</p> <p><strong>C'est un vaste chantier…</strong><br class='autobr' /> C'est évident. Mais ce n'est pas impossible. Le Président Patrice Talon a passé ces 4 dernières années à nous montrer le chemin de la réussite. Ce qu'on aura, surtout gardé de lui est qu'il est un homme aux ambitions démesurées et qu'il se donne les moyens pour les réaliser. Il est opportun que les prochains conseils communaux et municipaux puisent leurs ressources dans cette philosophie pour mieux faire face aux défis qui les attendent. C'est le pari de l'Union Progressiste dont la vision est connue.</p> <p><strong>Un dernier mot pour clôturer cet entretien</strong><br class='autobr' /> Je voudrais inviter les jeunes, les femmes et tous les électeurs de la commune de Houéyogbé à faire, le 17 Mai prochain un choix qui changera le cours de leurs vies. Nous avons passé le clair de notre temps à tâtonner, à hésiter. Il est temps que nous décidions de regarder l'avenir avec plus d'assurance et de sérénité. L'Union Progressiste a les moyens de ses ambitions. Il ne lui manque qu'une chose : l'adhésion de tous à ses propositions. Et ceci passe par un vote massif de notre liste. Mais j'ai confiance que nous avons compris qu'il est temps de nous réveiller. Je vous remercie.</p></div> « L'Afrique tropicale est relativement protégée du Coronavirus » Pr Raoult https://24haubenin.info/?L-Afrique-tropicale-est-relativement-protegee-du-Coronavirus-Pr-Raoult https://24haubenin.info/?L-Afrique-tropicale-est-relativement-protegee-du-Coronavirus-Pr-Raoult Thu, 09 Apr 2020 13:44:16 +0000 fr Dg24h <p>Né à Dakar, le 13 mars 1952 à l'hôpital Principal, le Pr. Didier Raoult est revenu sur les travaux scientifiques qu'il a effectués au Sénégal. Interrogé par IRadio, le patron de IHU de Marseille explique que l'Afrique sous-tropicale est moins exposée au coronavirus que les autres zones. <br class='autobr' /> « L'Afrique sous-tropicale est relativement protégée du coronavirus par rapport aux autres pays. Mais, ce n'est pas sûr que cela dure parce que, quand on regarde des études, y compris celles que nous avons faites au Sénégal (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH85/arton24817-ebabf.jpg?1591138053' width='150' height='85' /> <div class='rss_texte'><p>Né à Dakar, le 13 mars 1952 à l'hôpital Principal, le Pr. Didier Raoult est revenu sur les travaux scientifiques qu'il a effectués au Sénégal. Interrogé par IRadio, le patron de IHU de Marseille explique que l'Afrique sous-tropicale est moins exposée au coronavirus que les autres zones.</p> <iframe width="480" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/5CfmpcFN6GU" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe> <p>« L'Afrique sous-tropicale est relativement protégée du coronavirus par rapport aux autres pays. Mais, ce n'est pas sûr que cela dure parce que, quand on regarde des études, y compris celles que nous avons faites au Sénégal sur les autres coronavirus, il est bien possible que le coronavirus actuel y circule. Il est possible aussi qu'il ait une espèce de protection qui peut être due à l'écosystème africain. Et parmi ces éléments, il y a le fait de la prise de beaucoup d'anti-paludiques qui sont efficaces contre le coronavirus. Donc, il est possible que la distribution du virus soit différente en Afrique subsaharienne que ce qu'elle est en Europe », a expliqué le professeur Raoult.</p> <p>Le patron de IHU de Marseille de soutenir qu'il a commencé un traitement avec deux molécules de base que sont l'hydroxycholoroquine et l'azythromycine. Mais, il dénonce les critiques qui ont été émises sur son étude, notamment dans son pays, en France. « Ici, il y a une espèce de cabale un peu fantasque sur les dangers de la chloroquine. Cela fait rire les Africains quand on leur dit que la chloroquine est un médicament dangereux. On a tous bouffé de la chloroquine quand on était gosse. Tout ça n'est pas trop sérieux et ce n'est pas vraiment documenté. La chloroquine a une efficacité sur la maladie », affirme-t-il.</p></div> Le Ministre Tonato parle de ce qui a été fait en 4 ans https://24haubenin.info/?Le-Ministre-Tonato-parle-de-ce-qui-a-ete-fait-en-4-ans https://24haubenin.info/?Le-Ministre-Tonato-parle-de-ce-qui-a-ete-fait-en-4-ans Wed, 08 Apr 2020 20:57:40 +0000 fr Dg24h <p>En décembre 2016, lorsque le gouvernement lançait son programme quinquennal d'actions de projets liés au cadre de vie, on a tôt fait de croire à des rêves inaccessibles. Asphaltage des rues ordinaires ; logements sociaux à l'échelle inédite jamais planifiés dans notre pays, le Bénin ; marchés urbains modernes ; gestion des déchets urbains révolutionnaire intégrant pour la première fois une conurbation, le Grand Nokoué. Un combat titanesque, un bouclier de protection de la côte béninoise, bref un PAG cadre de (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH110/arton24813-ddab0.jpg?1591138053' width='150' height='110' /> <div class='rss_chapo'><p>En décembre 2016, lorsque le gouvernement lançait son programme quinquennal d'actions de projets liés au cadre de vie, on a tôt fait de croire à des rêves inaccessibles. Asphaltage des rues ordinaires ; logements sociaux à l'échelle inédite jamais planifiés dans notre pays, le Bénin ; marchés urbains modernes ; gestion des déchets urbains révolutionnaire intégrant pour la première fois une conurbation, le Grand Nokoué. Un combat titanesque, un bouclier de protection de la côte béninoise, bref un PAG cadre de vie plutôt gigantesque. 4 ans après, on fait un bilan avec le Ministre en charge du cadre de vie, Monsieur José TONATO.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>Quel a été l'état des lieux en 2016 à votre arrivée en ce qui concerne votre secteur ?</strong></p> <p>Parler de l'état des lieux en très peu de temps serait un exercice très difficile. Mais je vais essayer de résumer en quelques minutes.<br class='autobr' /> Ce qui a servi de base à l'élaboration de ce que nous avons appelé le Projet de société Nouveau Départ parce qu'il a fallu faire l'état des lieux dans l'équipe qui était autour du Président Talon pour définir en ce qui concerne le cadre de vie quelles étaient les actions prioritaires, urgentes à engager. Vous savez, le département du cadre de vie est un département très intégrateur qui comprend les secteurs importants comme : l'aménagement du territoire, le développement urbain, l'habitat, l'environnement et les eaux et forêts. Ce qui concerne notre cadre de vie à l'échelle de l'aménagement du territoire, c'est le défi de l'infrastructure. Il y avait un gap en termes d'infrastructures de toutes sortes interurbaines, intra urbaines… de différentes natures, routières et consorts. C'est ce gap que nous avons dressé pour élaborer le projet de société. Au niveau du secteur urbain, il faut regarder trois champs : <br /><img src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1591137728' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> le champ de la planification urbaine. Vous savez, pour conduire un développement urbain en un lieu, il faut vous fixer un objectif. Il faut avoir une vision. Donc ce qu'on appelle le Master Plan dans d'autres pays. Aucune de nos villes n'avait un plan directeur clairement adressé. Il n'y avait aucune réflexion projetée sur l'avenir, et donc difficilement, les actions d'aménagement de construction de la voirie, l'assainissement des infrastructures en général, étaient des actions un peu parsemées, au coup par coup et sans cohérence. <br /><img src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1591137728' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Dans le secteur de l'environnement, la résilience était pratiquement en lambeaux. Vous avezvu par rapport à la protection côtière, c'était un désastre à l'Est de Cotonou. Par rapport à l'inondation, n'en parlons pas. Une vague de deux séries d'inondations qui venaient plonger nos populations dans un drame inouï, donc le volet inondation fragilisait nos contrées. Voilà un peu de façon sommaire, l'état des lieux sans vouloir aborder <br /><img src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1591137728' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> la question de la gouvernance qui est une question fondamentale en matière de cadre de vie car qui est-ce qui fait la planification, qui fait la mise en œuvre des infrastructures ? C'est l'institutionnel qui pose les bases et donc de la maintenance. Or la maintenance dans nos villes n'est pas une culture. C'est donc dans cet environnement de gaps, de manque sur plusieurs plans en matière de planification, en matière d'infrastructures, en matière de gouvernance que nous avons attaqué la mise en œuvre du PAG.<br class='autobr' /> Alors justement, par rapport à cela déjà en 2017, il y avait des maquettes qui étaient présentées aux populations, et on vous taxait de gouvernement maquettes. C'est sûr que vous avez souffert de cela…<br class='autobr' /> Oui mais les maquettes avaient quand même un avantage. Elles démontraient qu'il y avait des études sérieuses qui se font avant de passer à la dimension réelle. Je parlais tantôt d'ambition, de planification, de vision. C'est cela la maquette. Elle a beaucoup manqué dans ce pays et c'est ce manque qui est à l'origine des éléphants blancs que nous avons tous condamnés. Mais les maquettes empêchent la perte de temps et le gaspillage de temps. Vous savez, l'urbaniste est professionnellement formé pour ne pas cueillir les fruits de son labeur, de son intervention. Le fait de ne pas les voir n'est pas une frustration. On est convaincu que dans 50 ou 100 ans les résultats seront là. Et par rapport à la vision stratégique que le Chef de l'Etat a conduit dans le secteur de cadre de vie, nous parlons aujourd'hui du projet asphaltage mais je puis vous dire que, grâce à la position que j'occupe aujourd'hui, le projet asphaltage est peut-être 10% de ce qu'on va commencer à voir à partir de maintenant parce tous les projets ont atteint un niveau de maturité. Certains sont en appel d'offres, d'autres sont déjà passés, des contrats sont signés, les chantiers démarrent. A partir de maintenant jusqu'à plusieurs mois devant nous, cela doit être l'émergence, la visibilité au niveau des différents projets, que nous allons conduire et nous allons en parler.<br class='autobr' /> <strong>Alors, aujourd'hui, beaucoup de villes changent de visage. Aujourd'hui, vous vous dites que ce que vous avez commencé se concrétise ?</strong><br class='autobr' /> C'est un peu le sentiment qui nous anime aujourd'hui. Vous savez, le projet asphaltage dans le langage technique est un projet d'aménagement urbain et d'assainissement pour canaliser tout ce qui est inondation. Le projet Asphaltage est un nom. Vous savez « asphalt » est différent du goudron. C'est pour stigmatiser la qualité où nous voulons porter l'aménagement urbain et le cadre de vie. C'est pour cela que nous avons saisi au bond un nom que le Chef de l'Etat a utilisé donné au projet d'aménagement. C'est de l'aménagement urbain, le revêtement, la voirie, l'assainissement d'un certain nombre de lots spécifiques complémentaires comme l'éclairage public. Nous avons plus de 15.000 lampadaires solaires sur plus de 195 km de voirie qui constituent la première phase<br class='autobr' /> Ce n'est pas encore visible<br class='autobr' /> Les marchés sont passés. Pour ceux qui ont vu la voie qui desserre le site du pèlerinage d'Ekpè, les lampes sont posées. Toutes les voies asphaltées aujourd'hui bénéficieront d'éclairage public solaire, sans oublier les espaces verts, les alignements d'arbres et les équipements de sécurité routière comme les feux tricolores, les panneaux d'information des populations. Enfin, le dernier qui concerne le mobilier urbain à savoir les banquettes et les poubelles dans les zones où il y a des délaissés de voirie pour permettre de faire ces aménagements.Tout ceci dans les 9 villes sélectionnées. Bref, le projet asphaltage, c'est de la voirie, c'est de l'assainissement et c'est tout l'agrément en termes d'éclairage, d'espaces verts, de sécurité et de mobiliers urbains.<br class='autobr' /> <strong>Tout cela sera prêt avant 2021 ?</strong><br class='autobr' /> Aujourd'hui, la date du dernier lot, qui est le lot le plus long, celui de Porto-Novo, doit finir d'ici octobre 2020. Tous les autres lots arrivent à leur fin en juin 2020. Et en juin 2020, à Cotonou, à Sèmè-Kpodji, à Bohicon, à Abomey, à Lokossa, à Parakou, à Natitingou, vous verrez le projet Asphaltage dans sa forme finalisée. <br class='autobr' /> Monsieur le ministre, Porto-Novo qui a fait peau neuve à l'instar de 8 autres villes sélectionnées. Pourquoi cet engouement pour Porto-Novo ?<br class='autobr' /> C'est vrai. Je vous remercie d'avoir choisi Porto-Novo parce que pour nous, Porto-Novo est emblématique. Porto-Novo doit recouvrer les attributs d'une capitale. Et ça devient concret. Cette transformation comme vous le dites, se passe dans 9 villes du Bénin. Si je prends Cotonou, il y a des zones qu'on n'a pas pensé attaquer et depuis, les populations étaient à mille lieux de penser qu'on pouvait aménager ces zones. L'exemple du basfond de Vodjè en allant vers Agontinkon, le basfond d'Akpakpa dans la zone de ciné Concorde… On travaille sur des axes structurants pour aider au décongestionnement, désenclavement des périphéries urbaines. C'est cela le développement. Au-delà de l'acte d'aménagement, vous êtes d'accord avec moi que le projet asphaltage est un acte qui dope l'économie urbaine. Simplement ça commence par le foncier, quand vous rénovez la voie quelque part, le foncier prend de valeuret les activités économiques se développent.<br class='autobr' /> Au plan social, nous sommes déjà à plus de 10.500 emplois créés. Sur les 222 milliards de FCFA du projet, dans sa première phase, nous avons déjà décaissé 122 milliards FCFA. Et aujourd'hui, le projet est à un niveau d'avancement global de 80%. C'est un projet qui structure vraiment le paysage de nos villes. Et comme les villes sont les pôles de développement de notre territoire, l'agenda spatial du Bénin qui est le schéma d'aménagement du territoire, devient une réalité puisque les villes riches, ce sont des hinterlands plus riches, c'est la production qui est dopée et si on combine le projet Asphaltage avec l'aménagement des voies interurbaines que conduisent nos collègues du ministère des infrastructures, vous êtes d'accord que ce n'est pas un hasard si le Bénin en moins de 3 ans a pris la tête des producteurs de coton. Tout cela est lié. Le PAG, c'est un ensemble, je voudrais simplement dire que le projet asphaltage en lui tout seul résume l'ambition que le gouvernement porte et que le Président Talon porte également pour notre pays, le Bénin et que je résume en une seule phrase : RIEN N'EST TROP BEAU, RIEN N'EST TROP GRAND POUR LE BENIN, nous aussi nous méritons un cadre de vie qui soit digne de nous et qui facilite le développement de notre pays et de nos activités.<br class='autobr' /> Pour ce qui est de votre secteur, vous avez engagé une série d'actions dans le Grand Nokoué. Démarrons par l'aménagement des berges lagunaires.<br class='autobr' /> Vous verrez dans le fil de développement que tous les projets sont liés, complémentaires. Le projet qui a permis de rendre salubre la berge lagunaire de Cotonou fait partie d'un autre projet beaucoup plus grand qui est le projet de modernisation et de gestion de déchets dans le Grand Nokoué. Ce projet a plusieurs composantes dont la salubrité qui a déjà commencé. Aujourd'hui, les Cotonois voient que leur ville est beaucoup plus propre avec des voies balayées et désensablées. Il faut rappeler que ce n'est pas Cotonou seul. On peut citer Abomey-Calavi, Sèmè-Kpodji et même les voies interurbaines comme Cotonou-Lomé, Cotonou-Bohicon… Aujourd'hui, les gens constatent que ces voies sont subitement devenues propres parce que 2 ou 3 fois par semaine, il y a des gens qui balayent, qui désensablent. Ça c'est le volet salubrité.<br class='autobr' /> Ce que vous avez vu sur la berge de Dantokpa, participe d'une autre composante appelée la destruction des points noirs. Les points noirs sont les dépotoirs sauvages qui se sont accumulés dans l'agglomération de Cotonou et environ durant ces 10 dernières années parce que de la collecte à la gestion des déchets, tout a été défectueux. Donc nous avons décompté plus de 1.000 dépotoirs sauvages dans le Grand Nokoué dans le cadre de ce projet. Certains dépotoirs sont au bord de la lagune et polluent les produits halieutiques provenant de la lagune. Vous n'êtes pas sans savoir que les crevettes du Bénin, ne vont plus à l'Union européenne à cause de la pollution…<br class='autobr' /> Comme le projet contournement Nord a un volet qui prévoit l'aménagement d'une corniche et une d'une voie lagunaire pour permettre que le bord de la lagune de Cotonou, comme dans tous les pays où les gens pensent bien ces choses, soit aménagé, qu'on puisse développer des commerces comme les restaurants, les hôtels, … donc c'est en prévision du démarrage des travaux d'aménagement de la voie lagunaire que nous avons immédiatement attaqué la berge lagunaire de Dantokpa. Sur cette berge libérée grâce au génie militaire, nous ne permettrons à aucune activité de la salir à nouveau. Actuellement une clôture grillagée est en cours pour empêcher son accès.<br class='autobr' /> <strong>Le marché Dantokpa restera toujours là ?</strong><br class='autobr' /> Pour l'instant, il restera là. Mais après cela partira. Quand nous serons sur le programme des marchés, je vous expliquerai comment sera organisé le départ. Mais pour le moment, le marché restera jusqu'à l'organisation de son départ. Vous savez, le Président Talon a dit qu'aucun marché ne sera déplacé tant que le dernier usager ne trouve une nouvelle place dans le nouveau marché ou espace qui doit l'accueillir. Donc cette berge, en plus de la clôture grillagée et de la voirie qui va la longer, nous avons positionné des bacs pour permettre aux usagers du marché de ne plus aller jeter les ordures dans la lagune. Il faut dire que ces bacs sont relevés quotidiennement pour empêcher leur saturation.<br class='autobr' /> On a l'impression qu'on n'a pas enlevé toutes les ordures avant de mettre du sable jaune ? Cela ne va pas créer d'autres problèmes après ? L'autre chose, l'autre côté de la berge est toujours insalubre, pourquoi ?<br class='autobr' /> C'est vrai qu'on n'a pas tout enlevé. Mais il y a une étude technique conduite par ESGIS sur la voie sur la berge. Cette voie est callée à une hauteur donnée. Il a été aussi démontré que compte tenu du fait que les déchets ont été entassés pendant plusieurs années, il ne sera pas nécessaire de tout enlever. Si on enlevait tout, le poids du remblais sera exorbitant. Par contre, on peut facilement contenir ce qui est en-dessous avec un mur de soutien qui est prévu par le projet avant de construire la berge. Voilà pourquoi, nous avons donné une côte précise au génie militaire pour arrêter l'enlèvement des déchets avant de mettre la terre.<br class='autobr' /> L'autre côté constitue la 2e phase de ce projet qui sera bientôt entamée. Puisque de l'autre côté, il y a une voie qui passe et que nous avons appelée barreau qui sera dédiée au transport des poids lourds qui quitteront directement le port autonome de Cotonou pour rejoindre le contournement Nord par le biais d'un pont aménagé à cet effet. Pour ce qui concerne la date de démarrage de ces travaux, mon collègue des infrastructures vous en dira plus. Quant au nettoyage c'est le ministère du cadre de vie qui le fera dans un bref délai.<br class='autobr' /> Quand on parle de Cotonou, on doit parler aussi des inondations. Vous avez lancé un programme important, l'assainissement pluvial. Où en est-on ?<br class='autobr' /> Quand le président Talon est arrivé en 2016, on disait que l'échéance la plus proche qu'on avait pour finaliser la question des inondations, c'est 2038. Donc, pour finaliser le plan d'assainissement pluvial de Cotonou, dans le meilleur des cas, nous devrions aller jusqu'en 2038. Le taureau a été pris par les cornes. Nous avons finalisé toutes les études techniques. Nous sommes allés à une table ronde des bailleurs le 17 janvier 2018. Nous avons mobilisé 2138 milliards de Francs CFA avec 6 partenaires différents. Le lead est tenu par la Banque mondiale. Il y a la Banque africaine de Développement, la Banque ouest-africaine de Développement, la Banque européenne d'Investissement, la Banque islamique de Développement, et puis l'Agence française de Développement. Nous avons 6 bailleurs qui nous ont aidés à rassembler les 2138 milliards. À la date où je vous parle, toutes les études techniques et tous les DAO sont prêts. À la date où je vous parle, on est en train de finaliser le recrutement de l'agence de maîtrise d'ouvrage déléguée qui est conduite sous le contrôle de la BEI ; et dans le 3e trimestre et le 4e trimestre de cette année, les appels d'offres vont partir. Ça veut dire que, sur l'ensemble des bassins de la ville de Cotonou, nous allons lancer les appels d'offres, et que les travaux vont démarrer de façon progressive. Le plan d'assainissement pluvial de Cotonou, à partir de fin 2020, va durer 6 ans de travaux.<br class='autobr' /> En dehors des dizaines de kilomètres d'ouvrages d'assainissement, en plus de ce qui se fait aujourd'hui en asphaltage, ce plan comporte également 60 kilomètres de voirie aménagés dans le cadre du plan national. Toujours pour la ville de Cotonou, le linéaire aménagé va s'accroître. Quand on parlait d'asphaltage, je n'ai pas mentionné que nous sommes déjà en train de préparer, sur les instructions du chef de l'État, la phase B. On a dû passer, en 3 phases, le projet asphaltage. On voulait le passer en 2, mais la circulation serait très difficile à gérer dans nos villes si on bloquait la moitié de la ville pour le projet asphaltage. Donc, on a dû découper en 3. On prend le tiers, on laisse circuler les gens, c'est plus facile d'aménager les voies de déviation. Mais nous préparons déjà la phase B qui va démarrer dès la fin de la phase A. Voilà un peu comment ça s'enchaîne entre l'assainissement pluvial et le projet asphaltage. Vous allez peut-être me demander : « Mais, et l'assainissement des autres villes qui reçoivent le projet asphaltage ? ». On a ce qu'on appelle PAP (plan d'assainissement pluvial des villes secondaires). Nous sommes très avancés avec la Banque africaine de Développement pour que, de façon parallèle, on démarre également l'assainissement de ces villes secondaires. L'asphaltage a pris en charge une partie de cet assainissement parce que si vous faites une voie et que vous ne l'assainissez pas, elle ne va pas durer. Mais nous avons déjà anticipé, et avec la BAD, très bientôt, avant la fin de cette année, nous aurons un PAP villes secondaires pour combler le gap d'assainissement pluvial dans ces villes qui sont déjà prises en compte par le projet asphaltage.<br class='autobr' /> Monsieur le Ministre, ouvrons maintenant le chapitre de protection de la côte à l'est de Cotonou et justement plus tard le segment ouest et Avlékété.<br class='autobr' /> Je pense que ça a été mon tout premier chantier très chaud. J'étais dans la toute première semaine en avril 2016 quand, à cause de la détresse des populations d'Akpakpa, le président Talon m'a instruit avec mon collègue Sacca Lafia pour aller regarder et prendre des engagements. Le 1er projet, dans sa 1ère phase, avait été mal fini. On n'avait pas finalisé la consolidation des épis. On n'avait pas rempli les caissons qui étaient entre les différents épis. De ce fait, la mer a recommencé ses dégâts de plus belle. Pour stopper ça, nous avons pris le taureau par les cornes, nous avons finalisé les études, nous avons levé le financement ; et l'engagement qu'on a pris avec les populations, c'était que, dans un délai d'un an (personne ne nous croyait le jour-là. On nous avait même hués, et on comprenait très bien). Mais avant ce délai d'un an, nous avions inauguré la protection côtière à l'est de Cotonou. Tout le monde a vu le 15 février 2018 le président Talon lui-même sur le terrain pour aller voir si tout se passait bien, donner de nouvelles instructions. C'est ça qui a donné vie au lac marin de Donatin, puisque-là aujourd'hui ce ne sera plus de la protection côtière parce que ce qui permet la soutenabilité de la protection côtière, c'est l'aménagement balnéaire, c'est le développement du tourisme ; et aujourd'hui, après le lac marin, nous voulons faire une marina pour que le programme hôtelier qui va se développer sur l'ancien espace du PLM Alédjo puisse disposer d'infrastructures balnéaires importantes dignes de drainer les touristes de la sous-région et du monde entier. Donc, à ce niveau, la protection côtière est terminée.<br class='autobr' /> Sur Avlékété, nous sommes passés de 4 à 5 kilomètres de digue parce que la demande est très forte. À chaque fois que le président descend sur le terrain, les projets prennent une autre envergure. Nous sommes passés également à un aménagement confortatif pour créer un véritable lac marin parce que tout le monde le sait, mon collègue du Tourisme vous le dira, le Club Med a déjà signé avec nous. Il y a une autre chaîne internationale très connue dans le monde asiatique et consorts, qui fait des resorts 5 étoiles, qui a déjà signé avec nous. Nous avons beaucoup de demandes. Du coup, on renforce l'investissement qui a été fait au niveau de ces digues. C'est ça qui attire, c'est un investissement qui est à mi-chemin entre Cotonou et tous les investissements touristiques qui se font à Ouidah, avec la Route des Pêches que vous connaissez déjà et qui a été faite par les collègues du ministère des Infrastructures et des Transports, qui va être prolongée jusqu'à la porte du non-retour, qui va continuer après la porte du non-retour jusqu'à Casa Del Papa et avoir une extension en direction de la zone de la Bouche du Roi. Vous savez qu'on ne peut pas traverser la Bouche du Roi, simplement parce que c'est un site Ramsar. C'est un site protégé de la biodiversité. Il y a des règles qu'il ne faut pas transgresser. Donc, par rapport à ça, nous sommes en train d'étudier les aménagements qu'il faut faire pour développer également le tourisme dans cette zone. Il reste seulement le 3e segment ; le segment ouest que nous partageons avec le Togo et qui est dans un programme régional WACA dont également les études sont terminées, et dont les travaux vont démarrer si tout va bien dans le dernier trimestre de 2020.<br class='autobr' /> Monsieur le Ministre, nos populations (étaient) hier tristes. Aujourd'hui, elles sont joyeuses de voir quand même que notre côte est plus ou moins protégée, et qu'il y a d'engraissement<br class='autobr' /> Je suis heureux de le constater. Et comme je le disais, l'asphaltage, c'est 10% de visibilité. Nous travaillons pour le maximum de visibilité. On fait pareil dans le domaine des logements, dans le domaine des marchés, et dans le domaine des cités administratives, et autres. Nous accompagnons tous nos collègues qui sont dans le domaine du sport, de la culture pour des travaux de qualité. La marque de fabrique du président Talon, c'est une bonne planification et des travaux de qualité. L'exigence dans le contrôle ! ça, tous ceux qui travaillent aujourd'hui, les entreprises comme les missions de contrôle ont dû l'apprendre à leurs dépens, que ceux qui ne font pas bien leur travail sont remerciés, sans ménagement, que ce soit Béninois ou étrangers, nous n'avons pas d'état d'âme ; et le président est extrêmement exigeant. Nous allons vers des travaux qui vont tripler, quadrupler la durée de vie de nos infrastructures. Anecdotiquement, les gens parlent déjà de l'épaisseur du goudron Talon qui est différent des autres goudrons par exemple.<br class='autobr' /> Monsieur le Ministre, autre volet des réformes et actions engagées au ministère du Cadre de Vie et du Développement durable, c'est bien sûr les marchés modernes et les logements sociaux. Où en êtes-vous Monsieur le Ministre ?<br class='autobr' /> Sur les marchés, je l'ai abordé brièvement. C'est un programme qui débouche sur le déménagement définitif du marché Dantokpa. Mais avant, vous savez, le marché Dantokpa a du gros, du semi-gros, du détail. Nous y avons du commerce noble et consorts. Et c'est pour ça qu'on a un programme en 3 parties : <br /><img src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1591137728' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> 1re partie : la rénovation des marchés urbains. Actuellement à Cotonou, nous avons lancé 9 marchés qui sont en cours de construction, pour lesquels nous avons pratiquement multiplié par 1 fois ½ voire plus d'1 fois ½ leurs capacités d'accueil ; et ceux qui font le détail à Dantokpa vont être accueillis par ces marchés-là ; <br /><img src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1591137728' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> le 2e pan, c'est le marché de gros d'Akassato que nous avons appelé la plateforme agroalimentaire du Grand Nokoué. Ce sera le marché de gros le plus moderne de toute notre sous-région. L'appel d'offres est déjà lancé pour ceux qui suivent ça ; et normalement, au bout de 90 jours, le chantier démarre pour 12 mois. Pourquoi 12 mois ? Parce que c'est une super structure légère, c'est une plateforme béton et infrastructures, ensuite le marché de gros est comme un kit qu'on vient monter dessus. Ça veut dire que d'ici à la fin de l'année 2021, nous aurons notre marché de gros ; <br /><img src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1591137728' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> et enfin la construction d'un mall et d'une galerie commerciale sur l'esplanade du stade Général Mathieu Kérékou pour accommoder le commerce moderne et le commerce noble concernant les cosmétiques, les bijoux et les textiles. Tout cela est lancé, et c'est quand ces projets seront terminés que le déménagement sera fait, et enfin l'aménagement de la berge et de tout ce qui occupe aujourd'hui la place Dantokpa va se faire.<br class='autobr' /> Donc, le programme de construction des marchés suit son cours. Il impacte également d'autres villes puisque nous avons 20 marchés. Il y a cinq marchés régionaux. Vous avez Azovè,Houègbo, Glazoué, Porto-Novo, Abomey et consorts. Il y a un marché à Parakou aussi parce que l'activité économique, ce n'est pas que Cotonou. C'est tout le territoire national.<br class='autobr' /> Il en est de même pour le programme de logements qui est un programme jamais mis auparavant en œuvre au Bénin. Je l'ai dit : de 1960 à 2016, on n'a pas construit plus de 3.000 logements au Bénin. Aujourd'hui, nous avons lancé un programme de 20.000 logements. Nous avons bouclé le financement pour les 12.000 logements qui sont sur le site de Houèdo. C'est une véritable ville nouvelle, une ville aux normes écologiques qui va s'implanter à Houèdo. La viabilisation primaire est presque terminée. La viabilisation secondaire et tertiaire est en cours. Les premiers lots de 3.000 logements sont déjà passés, et le chantier a commencé. La base-vie est presque terminée également ; et par lots de 3.000, les appels d'offres sont déjà préparés pour être lancés. En plus de ça, nous démarrons en même temps les sites de Porto-Novo et de Parakou. Et enfin, nous finirons par les autres centres. Donc, le programme de logements aussi qui est un programme qu'accompagnent un financement innovant et un mode d'accès innovant, c'est le seul programme en Afrique où vous n'aurez pas besoin d'un apport initial pour entrer. Vous rentrez dedans, vous commencez à payer un loyer comme si vous louez chez quelqu'un. Au bout de 15 ans, vous êtes propriétaire de la maison.<br class='autobr' /> Vous avez mené des études d'impact environnemental ?<br class='autobr' /> Les études d'impact environnemental sont menées, et les études techniques, les missions de contrôle sont en place. Le Bureau de Contrôle (BCT) est en place. Toutes les normes et garanties sécuritaires, 1re préoccupation du gouvernement et du chef de l'État, sont balisées pour que ces projets se conduisent dans les meilleures conditions de sécurité et de confort pour que le produit à livrer soit des meilleurs. Nous pensons qu'avant la fin de cette année 2020, le 1er lot de 500 logements de Houèdo sera livré. On pourra avoir ça.<br class='autobr' /> <strong>Alors Monsieur le Ministre, il y a quand même une question que je vais vous poser : c'est par rapport au siège de l'Assemblée nationale. Vous savez, par le passé, il y a eu beaucoup de remous par rapport à cette affaire-éléphant blanc. Mais après, on ne dit plus rien. C'est quoi ? C'est fini cette affaire-là ?</strong><br class='autobr' /> Ce n'est pas fini. Vous savez que tant qu'on n'est pas sorti du laboratoire comme on le dit, on ne parle pas beaucoup. Ce projet, l'audit a été fait. La conclusion est qu'il ne faut pas construire sur ce site. Donc, le Gouvernement s'est retiré de ce site pour l'instant. Les suites judiciaires continuent. Nous avons identifié un autre site de 7 hectares en plein cœur de Porto-Novo, entre l'actuel siège de l'Assemblée nationale et le lycée Béhanzin. Nous avons recruté un maître d'œuvre qui est un architecte international, Francis Kéré, vous connaissez peut-être. C'est lui qui a fait le célèbre parc Aga khan du Mali. Donc, cet architecte qui est un Burkinabè basé à Berlin a livré son APS, son avant-projet sommaire que nous sommes en train, sur instructions du chef de l'État, de présenter à l'Assemblée nationale. Nous sommes en train de recueillir actuellement les commentaires de l'Assemblée nationale. L'objectif que nous avons, l'objectif qui nous a été fixé, pour être précis, par le chef de l'État, c'est de lancer l'appel d'offres au plus tard en septembre pour que les travaux démarrent à la fin de l'année pour 24 mois.<br class='autobr' /> Ça veut dire que même l'actuelle mandature peut entrer dans ce nouvel hémicycle ?<br class='autobr' /> Fin décembre 2022, nous donnerons les clés du nouvel hémicycle à l'Assemblée nationale.<br class='autobr' /> <strong>Alors, Monsieur le Ministre, votre département, c'est aussi la protection de l'Environnement. Je veux parler bien sûr des ressources naturelles, nos parcs comme Pendjari, il y a beaucoup d'actions qui sont menées. Est-ce qu'il y a d'autres actions pour donner un peu plus de sécurité ? Parce que c'est quand même quelque chose que notre pays brandit chaque fois</strong><br class='autobr' /> Malgré l'accident du 1er mai 2019, le parc Pendjari a atteint vraiment, en termes de conservation de la biodiversité, un niveau de croisière. Toutes les espèces menacées ont recommencé à se reproduire. Tout se passe bien. Les installations continuent. Malheureusement, les conditions sécuritaires ont fait qu'on a dû installer une bande de sécurité, un espace-tampon entre nous et les pays du Nord. Toujours est-il que, dans cette accalmie, nous avons été instruits pour poursuivre le développement et l'aménagement du parc. Mieux, nous allons démarrer un plan d'investissement prioritaire sur le parc W. Vous savez que le W, la Pendjari et Arly font partie désormais du patrimoine mondial de la biosphère ; et donc, c'est pour étendre sur le W qui est beaucoup plus grand que la Pendjari les travaux d'aménagement que nous avons démarré à la Pendjari. Je pense qu'aujourd'hui ce qui se fait en matière de conservation dans cet espace-là fait honneur au Bénin et à la sous-région. Le parc Pendjari va être le plus beau parc animalier de l'Afrique de l'Ouest sous peu.<br class='autobr' /> Aujourd'hui, on a aussi entendu que le FNEC a été accrédité au Fonds vert et aussi au Fonds d'adaptation. Quelle grande joie pour notre pays et pour le ministère du Cadre de Vie !<br class='autobr' /> Oui, c'est la première institution nationale publique de l'Afrique de l'Ouest à être accréditée au Fonds vert pour le climat. Aujourd'hui, le FNEC peut financer des projets à hauteur de 10 millions de dollars, donc près de 7 milliards de F.CFA. Autant de projets ! C'est illimité. Il suffit de soumettre et de faire conduire la procédure par le FNEC. Les projets peuvent provenir des collectivités locales, des ONG, des associations, du privé. Nous sommes outillés aujourd'hui. Mieux, le FNEC vient d'être ré-accrédité au Fonds d'adaptation toujours pour le même plafond de 10 millions de dollars. Nous avons beaucoup d'outils. Nous avons beaucoup travaillé à la mobilisation de la finance climatique, chose rare dans notre zone. Nous avons décroché à la banque 75 millions de dollars pour la restauration de nos forêts classées. C'est le plus gros projet forestier de l'Afrique de l'Ouest. Ce projet a démarré, se met en œuvre, et nous pensons que sur le front de l'environnement et de la conservation de notre biodiversité, nous commençons à tenir le bon bout.<br class='autobr' /> <strong>Je n'allais pas vous laisser sans poser cette question. C'est par rapport aux sachets plastiques. Monsieur le Ministre, vous savez, quand on parle des déchets, les sachets plastiques dans notre pays, on a tout fait. Mais apparemment, les sachets ne sont pas partis. Ils sont toujours là, têtus !</strong><br class='autobr' /> Têtus ! Têtus parce que nous venons de loin. Nous avons les lois. Nous sommes en train de mettre en place les décrets, donc, l'arsenal réglementaire. Mais vous savez, si vous prenez une loi et que tout l'arsenal et les dispositions de mise en œuvre n'est pas disponible…Il nous faut avoir du biodégradable à Tchoumi-Tchoumi à un prix abordable, il nous faut accompagner l'exportation, la production. Aujourd'hui, nous travaillons avec tous les acteurs pour que progressivement on y arrive. La loi est déjà en vigueur. La coercition n'a pas encore commencé.<br class='autobr' /> Elle n'est pas respectée cette loi <br class='autobr' /> Je ne serai pas aussi catégorique que vous parce que moi j'observe bien que la pression baisse, ça diminue. Ce n'est peut-être pas assez vite. Mais j'ai bon espoir que tous les Béninois sont sensibles à leur environnement. Tout le monde va participer et nous accompagner pour que nous ayons un environnement sain, et surtout gagner la lutte contre le sachet plastique.<br class='autobr' /> Monsieur le Ministre, pour finir, outre ces grands chantiers qui vous attendent encore, quels sont les autres défis et perspectives pour ce secteur d'activités qui est le vôtre ?<br class='autobr' /> Nous n'avons qu'un seul défi en ce qui nous concerne au ministère du Cadre de Vie : c'est l'amélioration des conditions de vie des populations. Nous sommes fondamentalement calés sur le pilier 3 du PAG, et l'axe stratégique qui est l'aménagement équilibré et durable de l'espace national. Ça, c'est transversal, et nous continuerons de tenir de façon aussi rigoureuse l'ensemble de ces projets dans le domaine de l'aménagement du territoire, dans le domaine du développement urbain, dans le domaine de l'habitat (c'est là où les populations nous attendent), également dans le domaine de l'environnement. Nous devons travailler à réduire notre empreinte carbone pour que le Bénin soit un pays moderne en matière de mise en œuvre des stratégies de développement durable. Aujourd'hui, le gouvernement a fait un effort dans ce secteur de plus de 750 milliards de F.CFA. Nous avons créé plus de 28.000 emplois quand nous faisons la sommation de tous nos projets. Nous voulons maintenir la barre à ce niveau parce qu'il reste tellement de choses à faire qu'on n'a pas droit au repos. Nous espérons vraiment que le mauvais vent qui souffle va tomber très vite pour nous permettre de recouvrer toutes nos capacités d'action et de travailler pour le bonheur des populations du Bénin.<br class='autobr' /> Monsieur le Ministre, on vous remercie pour cet entretien</p></div> Bénin Digital Round 2020 : Optimiser les activités du citoyen grâce au Digital https://24haubenin.info/?Benin-Digital-Round-2020-Optimiser-les-activites-du-citoyen-grace-au-Digital https://24haubenin.info/?Benin-Digital-Round-2020-Optimiser-les-activites-du-citoyen-grace-au-Digital Tue, 21 Jan 2020 00:22:31 +0000 fr Dg24h <p>Eric TCHIAKPE, Directeur de KIKA Digital qui organise le Bénin Digital Round 2020, nous parle de l'événement. <br class='autobr' /> Question : Qu'est-ce que le Bénin Digital Round ? E.T : C'est une sorte de marché, un salon au cours duquel les acteurs importants de l'économie numérique au Bénin vont à la rencontre du public. C'est une occasion annuelle au cours de laquelle, on peut rencontrer régulateur, concepteur, fournisseurs de service et public, et où sont débattus les enjeux de la digitalisation au Bénin. Un espace où (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L138xH150/arton23788-3b82c.jpg?1591138054' width='138' height='150' /> <div class='rss_texte'><p><span class='spip_document_5816 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH490/d441a020-ae64-4fc2-94a5-cc4d48a2e75f-31a02.jpg?1591138054' width='500' height='490' alt="" /></span></p> <p>Eric TCHIAKPE, Directeur de KIKA Digital qui organise le Bénin Digital Round 2020, nous parle de l'événement.</p> <p><strong>Question : Qu'est-ce que le Bénin Digital Round ?</strong><br class='autobr' /> E.T : C'est une sorte de marché, un salon au cours duquel les acteurs importants de l'économie numérique au Bénin vont à la rencontre du public. C'est une occasion annuelle au cours de laquelle, on peut rencontrer régulateur, concepteur, fournisseurs de service et public, et où sont débattus les enjeux de la digitalisation au Bénin. Un espace où on recherche les meilleurs moyens de rendre efficace son activité grâce aux nouvelles technologies.<br class='autobr' /> <strong>Vous avez dit salon ? Chaque semaine, il y en a un qui parle de Numérique et de Digital. En quoi votre événement sera différent de tout qui s'est fait jusqu'ici ?</strong></p> <p>Déjà, je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose qu'on en parle chaque semaine. Je pense même qu'on devrait en parler tous les jours, compte tenu de l'importance de ce secteur, de notre position et des enjeux. Ce qu'il faut peut-être que je rappelle, le numérique est un secteur transversal à tous les autres secteurs, je veux dire de toutes activités humaines allant de la santé à l'agriculture en passant par l'administration, il n'existe pas de domaine où le numérique et la digitalisation ne soient concernés. C'est d'ailleurs pour cela que l'on parle aujourd'hui de transformation numérique, nous sommes à l'ère du numérique. Pour vous répondre, le Bénin Digital Round ne ressemble en rien à ce qui s'est fait jusqu'ici. Nous avons une approche différente. Nous voulons intégrer dans le processus de transformation en cours ceux qui sont principalement concernés, c'est-à-dire vous et moi. Le citoyen lambda.</p> <p> <strong>Comment vous pouvez y arriver ?</strong></p> <p>Par l'approche. Ce qu'il faut savoir, c'est que le DIGITAL et le NUMERIQUE, font déjà partie de notre quotidien. Tout ce que nous faisons est numérisé ou susceptible de l'être selon l'étape d'intégration de nos usages, donc selon notre degré d'évolution technologique. Des secteurs entiers de notre vie de tous les jours ont déjà migré ou vont migrer dans l'économie virtuelle. L'ère du tout analogique est derrière nous et en voie de disparition. Cette réalité est si prégnante que de mon point de vue, les questions liées au domaine ne devraient pas être l'unique attribut des spécialistes et du régulateur. Cela devrait aussi être, et peut être principalement, l'affaire de tous. <br class='autobr' /> Les fois où j'ai assisté à des rencontres sur le Numérique, je n'y ai vu que des spécialistes, des connaisseurs et dans des endroits si sélects que je me suis posé la question de savoir quand viendra le moment de vrais échanges sur ces questions et solutions qui nous concernent tous ?</p> <p> <strong>À vous entendre les questions liées au digital sont débattus uniquement par les spécialistes. N'est-ce pas normal ?</strong></p> <p>C'est vrai qu'il faut que les spécialistes se rencontrent, établissent le cadre d'évolution juridique et administratif du secteur, c'est vrai et il est normal que les fournisseurs d'accès internet, les concepteurs de solutions et les régulateurs se rencontrent, abordent les grandes problématiques du domaine, ou les thématiques qui leur paraissent stratégiques. C'est normal tout ça. Seulement, nous ne pouvons et ne devons pas concentrer tous nos efforts à ce niveau-là, parce qu'en réalité, quand on a fini de tout régler en hauteur, les vrais usagers sont les citoyens ordinaires, c'est eux qui dynamisent l'écosystème. Et comment peut-on concevoir une architecture idéale sans que ceux qui doivent en bénéficier ne soient conviés à son élaboration. Le digital et le numérique, ce n'est pas l'abstrait, même si c'est virtuel, c'est un ensemble de solutions et d'outils dont l'objectif est d'optimiser nos usages habituels et nouveaux. Dans l'entendement de certains, c'est peut-être de nouvelles applications et solutions qui révolutionnent nos usages, mais ce n'est pas tout. C'est aussi la mise à jour et l'optimisation de ce qui existe. C'est surtout une migration de nos activités traditionnelles vers des supports technologiques différents de ce qui les a toujours caractérisés. Des lors, l'avis des usagers, leurs préférences comptent également.</p> <p>Le Bénin Digital Round vise à créer une osmose entre les différents groupes cibles de l'écosystème numérique et digital, valoriser leur interdépendance aider à accroitre le taux de pénétration de l'internet. <br class='autobr' /> Pour cette première édition, on veut déjà exposer ce qui se fait dans le DIGITAL au Bénin, montrer les différents agents de l'économie numérique et inviter le public à s'y intéresser. <br class='autobr' /> Faire comprendre à ceux qui ne le savent pas encore, qu'ils y sont de plain-pied. Mettre en évidence les avantages qu'ils peuvent tirer des avancées et technologies à leurs dispositions.</p> <p><strong>Comment va se dérouler le salon ?</strong></p> <p>E.T : Nous avons prévu qu'il se tienne en 3 jours. On devrait avoir sur place, la fine fleur des prestataires, des entreprises bien avancées dans le processus de digitalisation, on y verrait également les développeurs confirmés et en devenir, certaines structures de l'Etat incontournables dans l'écosystème numérique au Bénin, des fournisseurs d'accès internet. Les avancés en matière de digitalisation au Bénin et de service que ce soit en matière de santé, d'agriculture, de finances et banques, de logistique… <br class='autobr' /> Naturellement, il y aura des échanges sur les questions de l'heure en matière du numérique. <br class='autobr' /> Cette année, la thématique principale est : Optimiser les activités du citoyen grâce au Digital.<br class='autobr' /> Au-delà des débats autour de ce thème principal, on pourra voir et envisager les possibilités qui s'offrent aux citoyens qui aspire à être efficace dans tous les domaines de son quotidien.<br class='autobr' /> <strong>La date et le lieu ?</strong></p> <p> Ce sera du 11 au 13 Février 2020, à Cotonou. Le lieu sera confirmé sur les affiches et autres supports de communication prévus à cet effet.</p> <p><strong>Avez-vous un dernier mot </strong> ?<br class='autobr' /> Pour le public, la campagne sera lancée d'ici quelques jours sur les médias, réseaux sociaux compris. En attendant, je les invite à se déplacer nombreux, car c'est peut-être un salon, mais c'est le public qui est le challenge. S'ils ont des problèmes de compréhension, de modélisation de leurs activités, ils pourront sur place consulter des spécialistes et avoir des réponses. Quant aux professionnels qui souhaiteraient avoir de la visibilité il y encore quelques places disponibles : Les personnes intéressées peuvent nous joindre au 60 27 37 37 ou envoyer un mail au dg@kikagroupe.com ou au wxenafa@gmail.com. Compte tenu du nombre limité de places, seuls les premiers seront servis.<br class='autobr' /> Je vous remercie de m'avoir offert l'opportunité de parler de cet événement.</p> <p><strong>Propos recueillis par Paul Tonon </strong></p></div> « CFI est profondément blessé et présente ses excuses » Alan DREANIC https://24haubenin.info/?CFI-est-profondement-blesse-et-presente-ses-excuses-Alan-DREANIC https://24haubenin.info/?CFI-est-profondement-blesse-et-presente-ses-excuses-Alan-DREANIC Mon, 13 Jan 2020 00:06:37 +0000 fr Dg24h <p>Le dossier Ignace Sossou a défrayé la chronique à Cotonou suite à l'arrestation de ce journaliste, qui a participé à un des ateliers organisés par CFI, pour une série de tweets citant les propos tenus, dans le cadre de ce séminaire, par le procureur de la République du Bénin. L'arrestation est survenue le 20 décembre et notre confrère a depuis été condamné à 18 mois de prison. CFI a donné le sentiment de varier dans ses déclarations depuis le début de cette affaire. Tantôt en expliquant que le journaliste (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH71/arton23689-20718.jpg?1591138054' width='150' height='71' /> <div class='rss_texte'><p>Le dossier Ignace Sossou a défrayé la chronique à Cotonou suite à l'arrestation de ce journaliste, qui a participé à un des ateliers organisés par CFI, pour une série de tweets citant les propos tenus, dans le cadre de ce séminaire, par le procureur de la République du Bénin. L'arrestation est survenue le 20 décembre et notre confrère a depuis été condamné à 18 mois de prison. CFI a donné le sentiment de varier dans ses déclarations depuis le début de cette affaire. Tantôt en expliquant que le journaliste avait sorti les déclarations de leur contexte, et tantôt, comme dans votre communiqué du 8 janvier 2020, pour réclamer la libération dans les plus brefs délais de M. Sossou. Aujourd'hui, qu'en est-il de la position de CFI ? Pouvez-vous clarifier les choses ?</p> <p>Vous avez lu nos dernières déclarations du 8 janvier, qui sont les seules qui valent aujourd'hui, les seules qui expriment la position officielle de CFI. Ces tweets n'ont aucun caractère diffamatoire, il faut le souligner. Ils ne justifient certainement pas une arrestation, ni a fortiori une condamnation à une peine aussi disproportionnée. Tout ce qui a pu être dit ou suggéré par le passé n'était que le fruit d'erreurs d'appréciations et de jugement, qui sont la marque d'un grave dysfonctionnement interne. Nous le regrettons et nous présentons encore une fois nos excuses. Nous en avons tiré les leçons pour que cela ne se reproduise plus. La seule parole qui vaille aujourd'hui, et la seule parole que la justice béninoise doit prendre en compte, c'est ce que nous disons aujourd'hui : à savoir que les tweets d'Ignace Sossou n'étaient pas diffamatoires et ne méritaient pas la moindre minute de prison. On ne va pas en prison pour tweet !</p> <p><strong>Néanmoins, ce journaliste est aujourd'hui en prison. Il a été lourdement frappé par les lois de la République du Bénin et beaucoup de gens estiment que CFI porte une part de responsabilité dans son incarcération. Qu'avez-vous à répondre aux gens qui pensent cela ? </strong></p> <p>Je leur dis que toute notre maison est blessée, profondément blessée, et même meurtrie, par l'amalgame entre cette arrestation injuste, et cette lettre, qui n'aurait jamais dû être écrite et signée par quelqu'un de CFI. Depuis 30 ans, CFI s'implique dans la promotion des médias et de la liberté de la presse au bénéfice de ses partenaires de la communauté des journalistes et des médias sur le continent. CFI prend des risques en essayant de faciliter le dialogue entre les professionnels des médias et les différentes autorités nationales, ce qui était précisément le but du séminaire organisé en décembre à Cotonou. Mais CFI, à aucun moment, ne peut accepter d'être associé à une décision de justice que nous estimons totalement inacceptable au regard des principes et des valeurs que nous défendons. On ne met pas un journaliste en prison pour un tweet ! La lettre à laquelle vous faites référence n'avait absolument aucune valeur juridique. Cette lettre a fuité sur les réseaux sociaux dès le jour de l'arrestation d'Ignace Sossou, et ce n'est certainement pas innocent. Cette lettre était totalement inappropriée et n'engage que les personnes qui l'ont rédigée et signée. Il s'agissait d'une démarche inconcevable, doublée d'une défaillance de nos propres mécanismes de contrôle. Une procédure disciplinaire a été engagée à l'encontre des deux salariés qui ont produit ce courrier. Mais derrière, le fuitage sur les réseaux sociaux et l'utilisation de ce courrier pendant le procès est un procédé tout à fait choquant, pour nous, pour notre communauté, pour tout le monde.</p> <p><strong>Que pensez-vous pouvoir faire pour qu'Ignace Sossou retrouve sa liberté ? Est-ce que la direction générale de CFI envisage de venir au Bénin pour plaider sa cause auprès des autorités ou de la justice béninoise ? </strong></p> <p>Vous me donnez une occasion importante de faire passer un message. CFI fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la libération d'Ignace . Pour nous, c'est la seule chose qui compte. L'image de CFI, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est la libération d'Ignace. Je lance un appel à l'entourage d'Ignace, à ses défenseurs, que nous essayons de joindre, et à ses employeurs : nous sommes à leur disposition pour envisager tout ce qui pourrait aider à la libération d'Ignace et faciliter la période très dure qu'il vit, que vit sa famille et que vit son entourage. Nous voulons leur dire toute notre solidarité.</p> <p><strong>Le dossier Ignace Sossou sera bientôt porté en appel. Que compte faire CFI concrètement ? </strong></p> <p>Il est difficile pour nous de dire ce qui est souhaitable pour Ignace, nous nous en remettons à ses avocats, à sa famille. Nous sommes prêts à envisager tout ce qui pourrait favoriser sa défense, mais il faut peut-être garder une certaine forme de discrétion. Nous sommes entièrement à la disposition de ses avocats, ainsi qu'à celle de la famille d'Ignace, pour leur faciliter les choses.</p> <p><strong>Avez-vous un dernier message à faire passer ? </strong></p> <p>Je souhaite redire, au nom de CFI, nos plus sincères excuses pour ce courrier qui n'aurait jamais dû exister. Personne, aujourd'hui, à CFI, ne comprend comment ce courrier a pu être rédigé en ces termes et envoyé au ministère de la Justice. Mais tout ce qui compte, maintenant, c'est la libération d'Ignace. Nous espérons qu'elle surviendra très vite et que les autorités comprendront qu'il n'est pas concevable qu'Ignace soit maintenu en prison aujourd'hui.</p> <p>Propos recueillis par A.A</p></div> Ce que Me Alain Orunla a dit sur RFI https://24haubenin.info/?Ce-que-Me-Alain-Orunla-a-dit-sur-RFI https://24haubenin.info/?Ce-que-Me-Alain-Orunla-a-dit-sur-RFI Tue, 29 Oct 2019 10:23:11 +0000 fr Dg24h <p>Invité Afrique de RFI ce mardi 29 octobre 2019, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Alain Orounla s'est prononcé sur les recommandations issues du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre dernier. Il s'agit entre autres de la loi d'amnistie, l'organisation des élections générales, l'introduction du parrainage pour les candidats à la présidentielle. Alain Orounla a aussi donné son point de vue sur la demande d'un dialogue national formulée par le clergé catholique. <br class='autobr' /> Le (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L137xH150/arton22790-cf047.jpg?1591138054' width='137' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>Invité Afrique de RFI ce mardi 29 octobre 2019, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Alain Orounla s'est prononcé sur les recommandations issues du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre dernier.<br class='autobr' /> Il s'agit entre autres de la loi d'amnistie, l'organisation des élections générales, l'introduction du parrainage pour les candidats à la présidentielle. Alain Orounla a aussi donné son point de vue sur la demande d'un dialogue national formulée par le clergé catholique.</p> <p><strong>Le dialogue politique n'a pas été un processus consensuel, manquait de grandes figures de la famille politique béninoise. Quelles sont ses chances de succès ?</strong></p> <p>Le dialogue politique était très consensuel et inclusif puisque étaient invitées toutes les formations politiques en règle. Donc nous considérons qu'il s'agit d'un franc succès puisque nous avons abouti à des recommandations, je précise bien consensuelles. Et ce dialogue aboutira à des lois qui seront adoptées dans les jours à venir.</p> <p><strong>L'église a salué une étape significative mais demande un dialogue national inclusif pour une authentique réconciliation. Qu'en pensez-vous ?</strong></p> <p>L'église souhaite une répétition de ce qui s'est passé, c'est-à-dire la Conférence nationale de 1990. Or, on n'est pas dans les mêmes circonstances. L'église salue ce premier pas, et ça, c'est important. Le gouvernement est ouvert à un dialogue qui peut s'étendre mais je voudrais rappeler une ancienne formule : A César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu.</p> <p><strong>Alors, parmi les grandes mesures annoncées, le mandat des députés va être modifié. Il s'agit de le faire passer de 5 ans au lieu de 4, et de faire coïncider les législatives avec les présidentielles ?</strong></p> <p>Oui, il est apparu que l'organisation d'élections cycliques coûte cher et occasionne une dispersion d'énergies. Donc, à l'instar d'autres pays qui l'ont fait, les délégués ont cru devoir recommander l'alignement des mandats et donc des élections générales.</p> <p><strong>Et ces premières élections générales auront-elles lieu en 2021 ou bien en 2026 ?</strong></p> <p>C'est à l'Assemblée de décider ce qui se passera. Alors il se pourrait très bien que ça soit en 2021 mais pour moi, ça relèverait du miracle puisque la loi dispose pour l'avenir. Rien ne presse. Je crois qu'on peut très bien envisager cet alignement à une date ou à une année qui serait ultérieure à 2021.</p> <p><strong>Donc ça veut bien dire que si c'est 2026, cette Assemblée nationale qui est décriée finirait son mandat ?</strong></p> <p>Vous voyez ce serait plus logique puisque l'Assemblée aurait terminé son mandat et si les mesures de décrispation sont suivies par ceux qui boudent, toutes ces formations politiques qui se seraient conformées ont toute leur chance de participer au débat politique.</p> <p><strong>Et le mandat du chef de l'Etat va-t-il être retouché ?</strong></p> <p>Le président de la République a été très clair et très ferme sur le sujet. Quels que soient les ajustements, il n'est pas question de toucher au fondamental qu'est l'article 42 à savoir que nul en République du Bénin ne peut faire plus de deux mandats. Il s'agit bien de deux mandats de 5 ans.</p> <p><strong>Allez-vous créer un poste de vice-président ?</strong></p> <p>Oui il est envisageable de créer un poste de Vice-président qui serait là pour éviter par exemple des difficultés résultant d'une éventuelle vacance du pouvoir.</p> <p><strong>Autre recommandation du comité de suivi, la loi d'amnistie pour tout ce qui a trait aux violences électorales, liées aux législatives d'Avril, cela veut dire que l'ex-président Boni Yayi va pouvoir rentrer ?</strong></p> <p>A l'heure où nous sommes, il n'y a aucune raison qu'il s'inquiète. On est pressé de retrouver tous nos compatriotes sur le territoire. Il ne fait l'objet d'aucun mandat d'arrêt ou d'interpellation.</p> <p><strong>Et pour les autres leaders politiques en exil ?</strong></p> <p>Il n'y a pas d'amalgame à faire avec ceux qui après une décision de justice se sont soustraits à l'exécution de leur peine ou ceux qui se sont soustraits pour ne pas répondre et qui voudraient s'abriter sous ce manteau d'homme politique pour dire qu'il s'agit de persécution. Il n'est pas juste de les considérer comme des persécutés parce qu'on leur demande de rendre compte de leur gestion passée.</p> <p><strong>Est-ce que ça sera possible plus tard, dans un second temps ?</strong></p> <p>Tout est possible. Personne ne veut la mort du pécheur à condition que l'on reconnaisse les faits. Vous ne pouvez pas vous soustraire à la justice de votre pays et rester à l'étranger et narguer et provoquer des troubles à l'intérieur. Je n'accuse personne, mais il me semble que nos compatriotes qui sont en exil, ne sont pas dans une démarche d'apaisement. Et je pari que quand ils seront rentrés dans cette démarche, on pourra envisager en ce moment-là d'autres mesures d'apaisement .</p> <p><strong>Et pourquoi introduire le parrainage pour les candidats à la présidentielle. Beaucoup comme le constitutionaliste Joël Aïvo redoute un nouveau mécanisme d'exclusion. Que répondez-vous ?</strong></p> <p>Nous n'avons pas inventé le parrainage, il existe presque partout. Donc ces traits sont des velléités de gens qui ne veulent pas accorder le crédit de la bonne foi ou qui veulent rester dans la rébellion permanente, la contestation permanente. On les invite à participer au débat, on les invite à rentrer dans cette dynamique. Et je dis que la question ne se posera pas en 2026, puisque le président de la République aura dans le meilleur des cas terminé son deuxième et dernier mandat.</p> <p><strong>Ça veut dire qu'il est bien candidat en 2021 </strong> ?</p> <p>Je dis qu'il est en droit d'être candidat et qu'en 2026, il ne pourra plus l'être. C'est la certitude.</p> <p><strong>Transcription : Akpédjé AYOSSO</strong></p></div> « Il faut trouver une formulation qui rassure tout le monde ›› (P. Talon) https://24haubenin.info/?Il-faut-trouver-une-formulation-qui-rassure-tout-le-monde-P-Talon https://24haubenin.info/?Il-faut-trouver-une-formulation-qui-rassure-tout-le-monde-P-Talon Fri, 25 Oct 2019 16:44:48 +0000 fr Dg24h <p>Les membres du comité chargé de la formulation technique des recommandations du dialogue politique ont remis ce vendredi 25 octobre 2019, le rapport des travaux au Chef de l'Etat. Le Président Patrice Talon s'est prononcé sur les retouches éventuelles de certaines dispositions de la Constitution. <br class='autobr' /> ‹‹ (...) J'ai entendu dans les propos du coordonateur du comité un ou deux mots relatifs (...) à une (...) retouche éventuelle de certaines dispositions de la Constitution. Vous savez, Monsieur le (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH120/arton22753-d8b1c.jpg?1591138054' width='150' height='120' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Les membres du comité chargé de la formulation technique des recommandations du dialogue politique ont remis ce vendredi 25 octobre 2019, le rapport des travaux au Chef de l'Etat. Le Président Patrice Talon s'est prononcé sur les retouches éventuelles de certaines dispositions de la Constitution. </strong></p> <p>‹‹ (...) J'ai entendu dans les propos du coordonateur du comité un ou deux mots relatifs (...) à une (...) retouche éventuelle de certaines dispositions de la Constitution. Vous savez, Monsieur le coordonateur, Messieurs les membres du comité, que j'ai désormais une certaine aversion pour cette question. Et je l'ai dit ouvertement à plusieurs occasions que je ne souhaitais plus, pour le reste du mandat, revenir sur cette question qui soulève beaucoup d'incompréhensions et de polémiques, même si parfois, le bien-fondé n'est pas à démontrer. <br class='autobr' /> C'est vrai que comme il faut le comprendre, sauf à trouver le contour juridique permettant la chose, ce sont les élections générales qui induisent forcément l'alignement des mandats, appellent à revoir la durée du mandat des députés, ce qui est d'ordre constitutionnel. Il en est ainsi d'une disposition éventuelle permettant une meilleure représentation du peuple par les femmes c'est-à-dire introduire une discrimination au profit des femmes qui pourrait être contraire aux prescriptions de la Constitution, donc le faire, nécessiterait une certaine retouche de la constitution. <br class='autobr' /> J'avais secrètement espéré que la mise en œuvre de ces recommandations puissent trouver une habileté juridique qui peut être nous inviterait une retouche, mais je sais très bien que même si le droit peut être parfois habilement utilisé, en fait trouver le miracle de le contourner ou de le formuler de manière à atteindre les objectifs dans toutes les circonstances peut être difficile. <br class='autobr' /> Je voudrais vous exprimer mes inquiétudes, ma réflexion quant à ce processus de révision. J'aurai beaucoup de difficultés à accompagner une telle démarche et m'impliquer même dans sa mise en œuvre par sa promulgation si des modifications devraient être effectivement faites, si nous ne trouvons pas les moyens de formuler ces modifications aussi minimes soient-elles, d'évacuer les craintes des uns et des autres, de rassurer les uns et les autres quant à toute possibilité aujourd'hui et à venir autour de la manipulation de ces modifications pour violer un esprit, un pilier fondamental de notre Constitution, qui est la limitation du nombre de mandat présidentiel. <br class='autobr' /> Vous savez qu'un acquis important auquel nous sommes attachés unanimement dans le pays, c'est que nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels au Bénin quelles que soient les circonstances. Nous savons malheureusement que c'est devenu un peu la mode que chaque fois qu'une Constitution est touchée même simplement, techniquement pour régler un problème du moment, cette modification est évoquée comme changement de constitution, l'instauration d'une valeur publique pour remettre souvent les compteurs à zéro afin que le mandat durant lequel la modification de la Constitution a été effectuée ou les mandats passés avant cette modification soient considérés comme zéro, que le chiffre deux, à la limite des deux mandats commence à être décompté seulement après la modification. Ça conditionne nos concitoyens de sorte que personne ne veut toucher la constitution pour éviter ce risque-là. Moi-même, j'y tiens. <br class='autobr' /> Je suis également conditionné par ce risque, par cette interprétation. Je n'ai pas de doute sur mes pulsions personnelles éventuelles, sur ce que mon esprit est capable de faire ou de devenir. Mais nous avons l'obligation de disposer pour aujourd'hui et pour demain. Nous avons l'obligation de prévenir également toute pulsion qui pourra venir de l'un quelconque d'entre nous demain, peut-être même de personne qui utiliserait même si elle n'est pas encore connue aujourd'hui, serait tentée d'utiliser de telles modifications pour des intérêts personnels. <br class='autobr' /> Je n'ai pas tous les contours juridiques de la question, je l'exprime comme un citoyen ordinaire, comme un profane. Je le suis en la matière. Mais, je voudrais donc que le uns et les autres aient cela comme boussole afin que si on doit formuler une quelconque modification pour servir la cause qu'on vient d'évoquer, il faut impérativement trouver une formulation qui rassure tout le monde et qui empêcherait dans tous les cas, en toute circonstance une quelconque interprétation de ces modifications pour remettre en cause ce pilier fondamental de notre Constitution qui est la limitation des mandats du président de la République. Si on ne parvient pas à le faire, mon lobbying ne servira pas cette cause et je ne promulguerai une modification de la constitution qui pourrait demain nous créer des histoires››.</p> <p>Transcription : A. A.</p></div> V. Poutine explique les enjeux de la nouvelle coopération Russie-Afrique https://24haubenin.info/?V-Poutine-explique-les-enjeux-de-la-nouvelle-cooperation-Russie-Afrique https://24haubenin.info/?V-Poutine-explique-les-enjeux-de-la-nouvelle-cooperation-Russie-Afrique Tue, 22 Oct 2019 05:30:00 +0000 fr Dg24h <p>Dans une interview accordée à l'agence de presse russe TASS, ce 19 octobre 2019, sur le sommet Russie-Afrique prévu du 22 au 24 octobre 2019 à Sotchi, le Président Russe Vladimir Poutine a exposé sa vision sur les relations entre son pays et le continent africain. De l'historique de ce sommet en passant par les autres partenaires du Continent, aucun sujet n'a été tabou pour le Président Russe <br class='autobr' /> TASS : Le sommet de Sotchi est appelé à ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Fédération (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH85/arton22682-bc2b8.jpg?1591138054' width='150' height='85' /> <div class='rss_texte'><p><strong> <i>Dans une interview accordée à l'agence de presse russe TASS, ce 19 octobre 2019, sur le sommet Russie-Afrique prévu du 22 au 24 octobre 2019 à Sotchi, le Président Russe Vladimir Poutine a exposé sa vision sur les relations entre son pays et le continent africain. <br class='autobr' /> De l'historique de ce sommet en passant par les autres partenaires du Continent, aucun sujet n'a été tabou pour le Président Russe</i> </strong></p> <p><strong>TASS :<i> Le sommet de Sotchi est appelé à ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Fédération de Russie et les pays d'Afrique. Les participants amèneront à Sotchi leurs idées concernant le développement de la coopération. Et la Russie, qu'est-ce qu'elle est prête à proposer aux États du continent ? Quel est l'atout principal de la Russie que vous présenterez aux chefs des délégations lors du sommet ? Quel est le volume des investissements russes dans l'économie des pays africains que vous espérez atteindre, disons, dans les cinq ans à venir ?</i> </strong></p> <p><strong>Vladimir Poutine</strong> : La Russie et les pays africains sont liés par des relations traditionnellement amicales, éprouvées par le temps. Notre pays a joué un rôle significatif dans la libération du continent en aidant la lutte des peuples d'Afrique contre le colonialisme, le racisme et l'apartheid.<br class='autobr' /> Plus tard, nous avons aidé les Africains à protéger leur indépendance et leur souveraineté, à établir les États, à mettre en place les fondements des économies nationales, à créer des forces armées aptes au combat. Les spécialistes soviétiques et puis russes ont construit d'importants sites de l'infrastructure, des centrales hydroélectriques, des routes, des entreprises industrielles. Des milliers d'Africains ont reçu une formation professionnelle de qualité dans nos grandes écoles. De nombreux leaders actuels des pays africains s'en souviennent bien et apprécient notre soutien. Nous n'oublions pas ces pages de l'histoire non plus.<br class='autobr' /> Aujourd'hui, le développement et le renforcement des relations mutuellement avantageuses avec les pays africains et leurs groupements d'intégration font partie des priorités de la politique extérieure russe. Très bientôt, nous serons témoins d'un événement historique, sans précédents : le 24 octobre Sotchi accueillera le sommet Russie – Afrique. C'est le premier sommet à part entière qui rassemblera les leaders des pays africains et les dirigeants des groupements régionaux majeurs. L'idée d'organiser un tel événement a surgi il y a longtemps, mais il a fallu du temps et de grands travaux préparatoires pour que le Sommet devient le point de départ pour des relations de partenariat équitables, basées sur l'égalité en droit et l'intérêt pratique mutuel.<br class='autobr' /> Nous attendons que nos collègues africains, représentants du milieu d'affaires, amènent à Sotchi un portefeuille important de propositions visant à élargir les relations bilatérales. Et que les dirigeants des organisations régionales africaines nous fassent part de leurs considérations comment développer ensemble la coopération multilatérale. Nous allons examiner ces idées avec intérêt et réfléchir sur ce qui peut être réalisé dès maintenant et ce qui demandera une étude supplémentaire.<br class='autobr' /> La Russie a aussi des projets concernant la croissance future des relations avec le continent africain. Nous visons à discuter ces idées avec nos partenaires, les systématiser et fixer de manière la plus concrète possible dans la déclaration finale. En plus, il est important de définir les mécanismes pour réaliser les accords qui seront atteints lors du sommet à Sotchi.<br class='autobr' /> Je suis persuadé que le sommet sera une réussite car nous avons toutes les conditions préalables nécessaires. Aujourd'hui, les relations russo-africaines sont en plein essor. Un dialogue politique intense est en cours, y compris sur les questions de sécurité globale et régionale. Les liaisons interparlementaires s'élargissent. Le commerce mutuel augmente et se diversifie progressivement.<br class='autobr' /> Ensemble avec la communauté mondiale, la Russie prête une assistance intégrée à l'Afrique, y compris pour réduire le fardeau de la dette des États de la région. Nous réalisons avec de nombreux pays les programmes "dette en échange du développement". Nous aidons à lutter contre la propagation de maladies transmissibles (y compris la fièvre hémorragique Ebola), à surmonter les séquelles des catastrophes naturelles, à régler les conflits existants et à prévenir de nouvelles crises. Nous assurons la formation des cadres nationaux africains dans les universités russes à titre gratuit et commercial. Nous établissons l'interaction dans le cadre des institutions de défense et des forces de l'ordre.<br class='autobr' /> Mais l'ordre du jour de notre coopération est loin de s'y limiter. Nos partenaires africains voient et apprécient que la politique extérieure de la Russie, y compris en ce qui concerne le continent, est constructive. Que notre pays qui est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies se prononce pour la démocratisation de la vie internationale, soutient l'aspiration bien fondée des États africains de mener une politique indépendante et autonome et de définir leur avenir eux-mêmes, sans recommandations imposées. Avec ceci nous ne soumettons pas notre soutien et les projets de développement proposés à des conditions politiques ou autres, aux préférences économiques et commerciales soi-disant "exclusives" qui sont en réalité léonines, nous n'imposons pas notre position – au lieu de cela nous respectons le principe proposé par les Africains eux-mêmes "solutions africaines aux problèmes africains".<br class='autobr' /> En ce qui concerne le volume éventuel des investissements en Afrique dans les cinq ans à venir, ils sont bien considérables – aujourd'hui nous sommes en train de préparer et de mettre en œuvre des projets d'investissements avec la participation russe mesurée en milliards de dollars. Les ressources dont disposent la Russie et les entreprises russes sont importants. À notre tour, nous attendons que nos partenaires créent des conditions stables et prévisibles et les mécanismes de protection des investissements qui sont indispensables pour le business, qu'ils assurent un climat d'investissements favorable.</p> <p><strong>TASS : <i>Le monde moderne se distingue par une concurrence particulièrement élevée. La Russie est-elle prête à une compétition rude en Afrique, par exemple, avec la Chine ou les États-Unis ? Voyez-vous des risques de protectionnisme, de conflits commerciaux ou de concurrence malhonnête envers la Russie ? Quelles sont les méthodes de lutte ? Cette compétition ne nuira-t-elle pas aux partenaires africains ?</i> </strong></p> <p><strong>Vladimir Poutine</strong> : Oui, effectivement, ce ne sont pas seulement les pays de l'Europe occidentale, les États-Unis et la République populaire de Chine qui sont intéressés par le développement des relations avec les pays d'Afrique, mais aussi l'Inde, la Turquie, les États du Golfe, le Japon, la République de Corée, l'Israël, le Brésil. Et ce n'est pas par hasard. L'Afrique devient de plus en plus un continent d'opportunités. Elle dispose d'énormes ressources et d'une potentielle attractivité économique. Ses besoins d'infrastructure augmentent, la population s'accroît rapidement et les demandes de cette dernière augmentent aussi. Donc, le marché intérieur et la consommation s'élargissent. Et là où il y a des perspectives considérables pour les investissements, pour le profit, il y a aussi la concurrence qui, malheureusement, dépasse parfois les bornes de la décence.<br class='autobr' /> Nous voyons de nombreux États occidentaux recourir à la pression, à l'intimidation et au chantage des gouvernements des pays souverains africains. Par de telles méthodes, ils essaient de restituer l'influence et les positions dominantes perdues dans les anciennes colonies et – déjà sous un "nouvel emballage" – de pomper des surprofits, d'exploiter le continent sans tenir compte ni des gens qui habitent ici, ni des risques environnementaux ou autres. Et, peut-être, afin que personne ne s'oppose à cette politique, ils entravent l'établissement des relations plus étroites entre la Russie et l'Afrique.<br class='autobr' /> Bien sûr, nous tenons compte de ces réalités et nous en tirons des conclusions appropriées. Et nous sommes prêts, non à une "répartition" des richesses du continent, mais à une concurrence pour la coopération avec l'Afrique. L'essentiel est qu'elle soit civilisée et se développe dans un cadre légal. Nous avons bien quelque chose à offrir à nos amis africains. C'est de cela, entre autres, qu'il s'agira lors du futur Sommet.<br class='autobr' /> Et, bien sûr, nous visons avec nos partenaires africains à défendre les intérêts économiques communs, à les protéger des sanctions unilatérales, y compris par la diminution de la part du dollar et le passage aux autres monnaies dans les règlements mutuels.<br class='autobr' /> Je suis persuadé que les Africains ne sont pas intéressés par l'escalade de la confrontation des grands pouvoirs sur le continent. Au contraire, ils préféreraient que la rivalité se remplace par la coopération dans la lutte contre les défis tellement aigus pour l'Afrique comme le terrorisme, la criminalité, le trafic des stupéfiants, la migration incontrôlée, la pauvreté, les maladies transmissibles dangereuses. Je le répète, c'est à ce travail que la Russie est prête.<br class='autobr' /> Notre agenda africain a un caractère positif, orienté vers l'avenir. Nous ne nous faisons pas des amis contre qui que ce soit et rejetons résolument les "jeux" géopolitiques quelconques autour de l'Afrique.</p> <p><strong>TASS : <i>Le modèle soviétique de la coopération avec les pays d'Afrique prévoyait souvent l'octroi de crédits. Cette politique s'est-elle justifiée ? Est-ce que la Russie prévoit continuer la pratique d'octroi de crédits aux pays africains ? Quels sont les autres mécanismes de soutien aux pays africains que vous êtes prêt à discuter ?</i> </strong></p> <p><strong>Vladimir Poutine </strong> : Sans aucun doute, le modèle soviétique, avec ses avantages et ses inconvénients, s'est avéré suffisamment efficace à l'étape de l'établissement des États africains. Aujourd'hui nous continuons à prêter une aide financière aux États d'Afrique. Cependant, si avant ces décisions étaient prises surtout pour des raisons politiques, aujourd'hui c'est fait dans le cadre d'assistance humanitaire.<br class='autobr' /> Quant à l'octroi des crédits, aujourd'hui ils portent un caractère de marché. Par exemple, la décision est prise sur l'octroi à l'Égypte d'un crédit de 25 milliards de dollars pour la construction de quatre exemplaires de la centrale nucléaire à El-Dabaa. Il s'agit justement d'un crédit de marché.<br class='autobr' /> Je veux également noter qu'à l'époque post-soviétique, à la fin du XXe siècle, la Russie a annulé les dettes soviétiques des pays africains d'un montant de 20 milliards de dollars. C'était non seulement un acte de générosité, mais un geste pragmatique car beaucoup d'États africains étaient incapables de régler les intérêts pour ces crédits. C'est pourquoi nous avons estimé qu'il était optimal pour tous de prendre un nouveau départ pour la coopération.<br class='autobr' /> Aujourd'hui, d'autres schémas s'appliquent à une partie de la dette restante. Par exemple, des accords intergouvernementaux sont réalisés selon le programme "dette en échange du développement" avec le Madagascar, le Mozambique et la Tanzanie. Par analogie avec ces pays, nous prévoyons régler le reste de la dette de l'Éthiopie (163,6 millions de dollars) auprès de la Russie – le projet d'un accord en question est en train d'être coordonné.<br class='autobr' /> Je voudrais aussi rappeler que la Russie apporte des contributions aux programmes internationaux de l'assistance à l'Afrique dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement, de l'Organisation mondiale de la santé, du Programme alimentaire mondial (PAM), de l'Organisation internationale de protection civile. Parfois, l'aide est prêtée en nature. Ainsi, depuis 2011, nous avons fourni aux représentations du PAM en Afrique 258 camions KAMAZ. Une autre partie de 75 camions vient d'être expédiée.<br class='autobr' /> Avec ceci, le recours aux nouveaux mécanismes financiers ne signifie aucunement le renoncement aux crédits, au contraire, il élargit et enrichit la palette des instruments pour l'aide au développement. Il favorise l'établissement de la coopération mutuellement avantageuse entre la Russie et les pays d'Afrique.<br class='autobr' /> Tous ces problèmes seront examinés au forum économique du 23-24 octobre. Nous sommes prêts à écouter les propositions de nos partenaires africains et à faire part de nos propres considérations.</p> <p><strong>TASS : <i>La coopération militaire et technique a été précédemment une des sphères de coopération de Moscou avec les pays d'Afrique. Y a-t-il des projets visant à élargir l'interaction dans ce domaine ? Préparez-vous des projets ou contrats concrets pour les discuter avec les participants au sommet ?</i> </strong></p> <p><strong>Vladimir Poutine :</strong> Oui, effectivement, les traditions de notre coopération militaire et technique ont des racines profondes. Elle s'est formée aux toutes premières étapes de l'établissement des États africains et a joué son rôle dans la lutte des peuples du continent pour l'indépendance. Et nos partenaires africains l'apprécient hautement.<br class='autobr' /> Aujourd'hui, des accords sur la coopération militaire et technique sont en vigueur avec plus de 30 pays africains auxquels nous expédions une large nomenclature d'armes et de matériel. Bien sûr, elle est expédiée en partie à titre gratuit. Mais c'est une pratique habituelle suivie par tous les pays majeurs du monde.<br class='autobr' /> Il est encourageant de voir que le partenariat militaire et technique continue à évoluer énergiquement. Et souvent ses initiateurs sont les pays africains eux-mêmes qui sont conscients qu'il faut savoir protéger son indépendance et sa souveraineté. Y compris face aux groupes extrémistes et terroristes. De là, une motivation de plus pour l'interaction avec la Russie qui possède une expérience riche de la lutte contre le terrorisme, y compris en Syrie.<br class='autobr' /> Nos partenaires africains participent activement aux forums et manœuvres militaires et techniques, organisés par la Russie où ils prennent connaissance des modèles prometteurs des armes et du matériel militaires russes, de l'expérience de leur emploi. De notre part, nous allons contribuer à la préparation des cadres militaires des États africains et participer à la formation des soldats de la paix africains.</p> <p><strong>TASS : <i>La coopération sociale et humanitaire est nommée parmi les sujets du sommet. Pourquoi la Russie vient-elle en aide à l'Afrique si les questions sociales sont loin d'être résolues à l'intérieur de la Fédération de Russie elle-même ?</i> </strong></p> <p><strong>Vladimir Poutine </strong> : L'aide humanitaire à l'Afrique est prêtée par de nombreux États du monde. Et dans chacun d'entre eux – que ce soient les États-Unis, la France, la Chine ou d'autres pays – les problèmes du secteur social, c'est-à-dire de la santé, de l'éducation, de la culture, sont loin d'être résolus.<br class='autobr' /> La Russie octroie aussi de l'aide humanitaire aux États africains, mais sans réduire le financement de ses propres programmes. En plus, les bonnes qualités de l'humanisme, de la charité, du soutien au moment difficile sont inhérentes à notre peuple.<br class='autobr' /> Je vais vous citer un exemple récent. La Russie, comme beaucoup d'autres États, a prêté son aide aux pays africains frappés du cyclone tropical Idai en avril 2019. Des convois humanitaires russes ont été expédiés au Zimbabwe, Malawi et Mozambique – des tentes multiplace, des couvertures et des produits alimentaires d'un poids de 30 tonnes pour chaque pays.<br class='autobr' /> Nous continuons à participer activement à l'assistance intégrée à l'Afrique. Ainsi, depuis octobre 2017, la partie russe participe à la mise en œuvre au Mozambique du projet du Programme alimentaire mondial des Nations Unies pour la création d'un système d'alimentation scolaire, d'un montant de 40 millions de dollars. Et à Madagascar, un projet est mis en œuvre pour l'introduction des technologies modernes et des équipements de désinfection, d'un montant allant jusqu'à 15 millions de dollars.<br class='autobr' /> Nous aidons aussi nos amis africains dans le développement de la santé publique. Car les maladies transmissibles dangereuses ne connaissent pas de frontières. Ainsi, la Russie a été parmi les premiers à réagir à l'épidémie de la fièvre hémorragique Ebola en assignant 60 millions de dollars à la lutte contre la maladie. Aujourd'hui, le "Centre de recherche microbiologique et de traitement des maladies épidémiologiques" fonctionne en Guinée. La Russie a fait une contribution de 20 millions de dollars au programme de la Banque mondiale pour la réalisation de l'Initiative mondiale de la lutte contre le paludisme.<br class='autobr' /> Et ces exemples sont nombreux. Je veux souligner : la participation de la Russie à la lutte contre la pauvreté, les maladies dangereuses, d'autres menaces de caractère global, la prévention des risques potentiels, comme on dit, "à distance" – correspond entièrement à nos intérêts nationaux.</p> <p><strong>TASS :<i> Les questions de sécurité sont très aigües dans de nombreux pays d'Afrique. Cela empêche le travail des entreprises russes là-bas. Allez-vous aborder des questions de sécurité lors du sommet et proposer des mesures pour son renforcement ? Par quoi la Russie est-elle prête à aider à surmonter les conflits sur le continent ?</i> </strong></p> <p><strong>Vladimir Poutine </strong> : L'interaction dans le domaine de la sécurité régionale reste une composante importante dans les relations de la Russie avec les pays du continent africain. Ce n'est pas par hasard que le slogan de notre sommet est "Pour la paix, la sécurité et le développement". Sans résoudre ces problèmes aucune avancée progressive n'est possible.<br class='autobr' /> La situation dans de nombreuses régions de l'Afrique reste instable : des conflits nationaux et ethniques ne sont pas réglés, des crises aigües sociales et économiques ne s'arrêtent pas. Une activité intense est menée au nord de l'Afrique, dans la région de Sahara-Sahel, du Tchad et de la Corne de l'Afrique par de nombreuses organisations terroristes, y compris Daech, Al-Qaïda, "Boko Haram", "Al-Shabab". Les forces armées et de l'ordre de nombreux pays africains ne sont pas capables de s'opposer seuls aux combattants et ont besoin d'une aide importante.<br class='autobr' /> Nous allons tenir le cap de l'élargissement des contacts entre les services spéciaux et les forces de l'ordre de la Russie et des pays d'Afrique dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la propagation de drogues, le blanchiment d'argent, la migration illégale, la piraterie.<br class='autobr' /> La pratique de formation des cadres militaires nationaux et des agents des forces de l'ordre africaines dans les grandes écoles du Ministère de la défense de la Russie et du Ministère de l'Intérieur de la Russie, y compris à des conditions préférentielles ou gratuitement, est bien recherchée. Par exemple, au cour des cinq dernières années seulement plus de 2 500 militaires des pays d'Afrique ont suivi des cours dans les établissements de formation militaire du Ministère de la défense de Russie.<br class='autobr' /> Nos partenaires africains participent activement aux évènements organisés par la Russie comme le Forum militaire et technique international et les rencontres des hauts représentants en charge des questions de sécurité. Onze pays africains ont participé aux Jeux internationaux de l'armée "ArMI-2019". Et le nombre de ceux qui voudraient s'y joindre augmente toujours.<br class='autobr' /> Finalement, tous ces programmes poursuivent le même objectif – aider les Africains à résoudre eux-mêmes les problèmes existants de la sécurité, ce qui permettra de renforcer les États africains eux-mêmes, leur souveraineté et leur indépendance. Ce qui veut dire que la situation dans le monde entier deviendra plus stable et prévisible.</p> <p><strong>Source : Agence d'information publique russe "TASS"</strong></p></div> Le Nigéria interdit les échanges de marchandises via ses frontières terrestres https://24haubenin.info/?Le-Nigeria-interdit-les-echanges-de-marchandises-via-ses-frontieres-terrestres https://24haubenin.info/?Le-Nigeria-interdit-les-echanges-de-marchandises-via-ses-frontieres-terrestres Tue, 15 Oct 2019 08:44:29 +0000 fr La Rédaction <p>Pas d'ouverture des frontières nigérianes sans un accord avec les pays voisins. Le gouvernement fédéral a ordonné la fermeture complète de ses frontières en interdisant les entrées et les sorties des marchandises via ses frontières terrestres. <br class='autobr' /> Le colonel à la retraite Hameed Ali l'a notifié aux douanes nigérianes lors d'une conférence de presse mixte sur une patrouille conjointe des frontières baptisée "Ex-Swift Response". <br class='autobr' /> Selon le colonel à la retraite Hameed Ali rapporté par le site ‘'Nairametrics'', (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH85/arton22605-18e23.jpg?1591138054' width='150' height='85' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Pas d'ouverture des frontières nigérianes sans un accord avec les pays voisins. Le gouvernement fédéral a ordonné la fermeture complète de ses frontières en interdisant les entrées et les sorties des marchandises via ses frontières terrestres.<br class='autobr' /> Le colonel à la retraite Hameed Ali l'a notifié aux douanes nigérianes lors d'une conférence de presse mixte sur une patrouille conjointe des frontières baptisée "Ex-Swift Response".</strong></p> <p>Selon le colonel à la retraite Hameed Ali rapporté par le site ‘'Nairametrics'', les marchandises n'entreront dans le pays que par voies aériennes et maritimes car elles peuvent être contrôlées grâce aux scanners. <br class='autobr' /> A en croire le colonel Hameed, cette mesure d'interdiction d'importation et exportation de biens via les frontières terrestres du pays est prise jusqu'à ce qu'un accord soit conclu avec les pays voisins. <br class='autobr' /> La fermeture des frontières nigérianes est une décision du gouvernement fédéral intervenue depuis le 20 août 2019. Elle a été prise suite aux activités massives de contrebande, en particulier de riz, qui ont lieu sur son corridor. <br class='autobr' /> Le gouvernement fédéral avait annoncé une fermeture partielle et temporaire des frontières afin de permettre aux forces de sécurité nigérianes « de développer une stratégie sur la façon d'endiguer l'exportation frauduleuse des produits agricoles à travers la frontière nigériane ».<br class='autobr' /> La décision de fermeture des frontières nigérianes entrave la libre circulation des personnes et des biens au sein de l'espace CEDEAO.<br class='autobr' /> Pour le contrôleur général des services des douanes du Nigéria, le pays veut par cette mesure s'assurer que son peuple est protégé.</p> <table class="spip"> <tbody> <tr class='row_odd odd'> <td><strong> <i>A lire aussi :</i> </strong><a href="https://www.24haubenin.info/?Modeste-Toboula-de-retour-a-Cotonou" class='spip_out' rel='external'><strong>Après son évacuation sanitaire : Modeste Toboula de retour à Cotonou</strong></a></td></tr> <tr class='row_even even'> <td><strong> <i>A lire aussi :</i> </strong><a href="https://www.24haubenin.info/?L-ecole-urbaine-centre-cambriolee" class='spip_out' rel='external'><strong>Djougou : L'école urbaine centre cambriolée</strong></a></td></tr> <tr class='row_odd odd'> <td><strong> <i>A lire aussi :</i> </strong><a href="https://www.24haubenin.info/?Les-dos-d-ane-occasionne-des-accidents" class='spip_out' rel='external'><strong>Tronçon Houègbo-Allada : Les dos-d'âne occasionnent des accidents</strong></a></td></tr> <tr class='row_even even'> <td><strong> <i>A lire aussi :</i> </strong><a href="https://www.24haubenin.info/?Un-proche-du-regisseur-disparu-soupconne-de-complicite" class='spip_out' rel='external'><strong>Affaire DGI : Un proche du régisseur disparu soupçonné de complicité</strong></a></td></tr> </tbody> </table> <p><strong>A.A.A</strong></p></div> 800 000 conteneurs à traiter d'ici 2025 https://24haubenin.info/?800-000-conteneurs-a-traiter-d-ici-2025 https://24haubenin.info/?800-000-conteneurs-a-traiter-d-ici-2025 Tue, 23 Jul 2019 15:32:33 +0000 fr Dg24h <p>Le DG du port autonome de Cotonou (PAC), Joris Thys impulse un nouveau dynamisme au poumon de l'économie nationale. Après quelques mois de gestion, il établit un nouveau plan. Dans le but d'accueillir dans ses bassins des bâtiments de 300 mètres d'ici à la fin de 2019, il entrevoit dès le mois d'août, huit semaines de travaux à cet effet, selon un publication de JA du 23 juillet. Aussi devra-t-il engager des travaux de dragage et d'agrandissement qui démarrent en avril 2020. Ces travaux entrent dans (...)</p> - <a href="https://24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH105/arton21612-18d14.jpg?1591138054' width='150' height='105' /> <div class='rss_texte'><p>Le DG du <a href="https://www.afropages.fr/economie/ja-economie/logistique-le-belge-pai-accelere-la-mue-du-port-de-cotonou" class='spip_out' rel='external'>port autonome de Cotonou</a> (PAC), Joris Thys impulse un nouveau dynamisme au poumon de l'économie nationale. Après quelques mois de gestion, il établit un nouveau plan. Dans le but d'accueillir dans ses bassins des bâtiments de 300 mètres d'ici à la fin de 2019, il entrevoit dès le mois d'août, huit semaines de travaux à cet effet, selon un publication de JA du 23 juillet.<br class='autobr' /> Aussi devra-t-il engager des travaux de dragage et d'agrandissement qui démarrent en avril 2020. Ces travaux entrent dans le cadre d'un plan de 591 milliards de FCFA (900 millions d'euros) impulsé par PAI, en cours de bouclage auprès de banques et de bailleurs de fonds internationaux.<br class='autobr' /> La vision qui sous-tend cette initiative est d'atteindre d'ici à trois ans les 15 à 16 m de tirant d'eau partout dans la darse (de 11,5 à 13,5 m actuellement) et une surface de près de 270 hectares (soit 25 ha de plus).</p> <blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Jeune Afrique économie - Logistique : le belge PAI accélère la mue du port de Cotonou <a href="https://t.co/pxNsqUmc5Q">https://t.co/pxNsqUmc5Q</a> <a href="https://t.co/IWtJWtEXWC">pic.twitter.com/IWtJWtEXWC</a></p> <p>— Afropages (@Afropages) <a href="https://twitter.com/Afropages/status/1153635818436792321?ref_src=twsrc%5Etfw">July 23, 2019</a></p> </blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <p>Lesdits travaux qui restent la grande préoccupation du directeur général, faciliteront l'accostage des bateaux plus longs, de 340 m (contre 275 m aujourd'hui).<br class='autobr' /> Aussi pourra-t-on passer de 526 000 à 800 000 conteneurs équivalents vingt pieds (EVP) d'ici à 2025.<br class='autobr' /> L'érection d'un terminal vraquier et une zone logistique sous douane de 50 ha sont en projet pour desservir l'hinterland. <br class='autobr' /> G.A.</p></div>